L'Afrique dans le viseur des services de renseignement

Le programme d'écoutes de la NSA a été l'objet d'une audience devant un tribunal fédéral américain pour la première fois depuis les révélations de Snowden.
© Reuters / Kopczynski

Ces dernières années, Edward Snowden - l'ex-consultant de la NSA - a publié plusieurs dizaines de documents confidentiels sur les pratiques des agences de renseignement britannique et américaine. Au coeur de nouvelles révélations, l'Afrique. Des extraits de ces documents couvrant la période 2009 - 2011 sont publiés par le quotidien Le Monde. Présidents, anciens présidents, Premiers ministres, chefs militaires, hommes d'affaires influents, ambassades, institutions, mouvements rebelles, tous ont été placés, à divers degrés, sous surveillance.

Pas moins de vingt pays sont concernés par cet espionnage, et pas seulement la partie anglophone du continent. Citons le Kenya, le Zimbabwe, la Somalie, mais aussi le Togo, le Niger, le Mali, le Burkina Faso, l'Algérie.

Au premier rang des cibles, les présidents et leur Premiers ministres. En 2009, le palais présidentiel angolais est sur écoute. C'est cette année-là qu'Hillary Clinton se rend à Luanda, avec en poche de préciseuses informations fournies par Londres, qui avec Washington, souhaite faire main basse sur la région.

Principale partenaire économique du Kenya, la Grande-Bretagne suit particulièrement les échanges d'un Kibaki, d'un Odinga. Au Nigeria ce sont les président Umarau Yar'Adua puis Goodluck Jonathan.

A Conakry, c'est Kabiné Komara, le Premier ministre de Dadis Camara, qui est écouté. Puis Cellou Dalein Diallo et Lansana Kouyaté. A Lomé, les télécommunications de Faure Gnassingbé sont interceptées. En RDC, le secteur sensible des mines est visé, des hommes d'affaires proches de Kabila ont été dans le radar des grandes oreilles.

Des mouvements rebelles aussi : au Darfour, au Tchad, en Libye, le Mend au Nigéria... Et des opposants en exil également. L'Afrique est donc loin d'avoir été épargnée par une surveillance massive.

Réponse de la NASA et des services britanniques : « nous ne faisons jamais aucun commentaire sur des sujets liés au renseignement (...) c'est un travail mené conformément au strict cadre juridique et politique qui veille à ce que nos activités soient autorisées ».

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