Burkina: vers le premier procès de soldats ayant voulu libérer les putschistes

Le RSP, corps d'élite de l'armée, était considéré comme la garde prétorienne de l'ancien président Blaise Compaoré.
© AFP/SIA KAMBOU

Au Burkina Faso, une quarantaine de militaires de l'ex-garde prétorienne de Blaise Compaoré seront face aux juges le 20 décembre. Ces soldats sont poursuivis pour association de malfaiteurs, détention illégale d'armes et munitions de guerre. Ces soldats avaient planifié une attaque contre la maison d'arrêt et de correction des armées où sont incarcérés les généraux Gilbert Dienderé et Djibrill Bassolé. Ce procès de militaires voulant libérer les présumés putschistes sera le premier d'une longue série de procès attendus au Burkina Faso devant le tribunal militaire.

Quatre dossiers en instruction au tribunal militaire de Ouagadougou sont attendus par les Burkinabè. Le caporal Madi Ouedraogo et ses camarades seront les premiers à se retrouver face aux juges le 20 décembre. Ils avaient, selon les enquêteurs, projeté une attaque en décembre 2015 sur la maison d'arrêt et de correction des armées afin de libérer les généraux Gilbert Dienderé, Djbrill Bassolé et les autres soldats incarcérés.

« Des militaires estimant que ce n’était pas normal que des gens soient détenus dans le cas du putsch se sont organisés pour aller les libérer. Les 43 avaient donc été entendus et il n’y avait plus de faits nouveaux concernant l’affaire. Donc le 2 décembre, ils ont été mis effectivement en accusation », explique Alioun Zanré, le procureur près le tribunal militaire de Ouagadougou.

Quant au dossier lié au coup d'Etat manqué de septembre 2015, l'expert allemand, Hermann Künzel, chargé d'analyser les écoutes téléphoniques, a rendu son rapport au juge d'instruction. « Le rapport de cet expert est rentré finalement le lundi 5 décembre à 16 heures au niveau du cabinet du juge d’instruction. Nous avons commis un seul expert dans cette affaire, donc il n’y a pas eu un autre expert qui a été commis au Ghana », tient à confirmer Alioun Zanré.

Le traitement du dossier lié au coup d'Etat manqué a rencontré beaucoup d'incidents, ce qui a ralenti son instruction, selon le commissaire du gouvernement.

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