Madagascar: les enjeux post-conférence des bailleurs de fonds

Le président de la République Hery Rajaonarimampianina (ici en 2014) assure lui que la réalisation de certains projets est imminente.
© AFP/JACQUES DEMARTHON

Plus de 10 milliards de dollars de promesses sur 4 ans : voilà la somme qu'a obtenu Madagascar lors de la conférence des bailleurs et investisseurs à Paris. Une semaine après cette « levée de fonds » considérable, le gouvernement fait désormais face à une série d'enjeux qu'il faudra résoudre afin que ce succès d'un jour se transforme en investissements concrets pour la population malgache. Vendredi 9 décembre, en marge d'une rencontre politique, le président de la République et l'ambassadeur de l'Union européenne, donateur de 800 millions d'euros, se sont exprimés à ce sujet.

Durant la conférence des bailleurs et investisseurs, Madagascar s'est retrouvée sous une pluie d'enveloppes aux montants généreux. Certains donateurs ont accompagné leur promesse d'une demande d'usage précis. D'autres non. Pour l'instant, aucune condition de décaissement n'a été formulée.

Ces 10 milliards de dollars ont créé des attentes importantes de la part d'une population malgache en grande difficulté. Le défi désormais, c'est que celle-ci puisse bénéficier d'une amélioration de ses conditions de vie grâce à la concrétisation de projets précis, rapidement.

Toutefois, certains décaissements ne peuvent se faire du jour au lendemain, comme l'explique l'ambassadeur de l'Union européenne Antonio Sanchez Benedito : « En ce qui concerne les décaissements, chaque institution, chaque partenaire, à ses procédures, ses délais. Dans le cas de l'Union européenne, s'il s'agit de projets d'infrastructures, il faut faire des études de faisabilité, il faut lancer des appels d'offres, ça veut dire que ça prend du temps. »

Le président de la République Hery Rajaonarimampianina assure lui que la réalisation de certains projets est imminente. « La semaine prochaine, a-t-il affirmé, je vais lancer le premier projet d'énergie solaire dans le sud d'Antananarivo. Autre exemple, au niveau d'Antananarivo, on va commencer dans un mois la construction de gares routières. Tout ça, ce sont des décaissements déjà opérés du côté du secteur privé. »

Mais le tout premier enjeu est certainement celui de la concrétisation des promesses. La balle est désormais dans le camp du gouvernement qui va devoir démontrer aux partenaires techniques et financiers sa capacité d'absorption et sa bonne gouvernance.

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