Union africaine: un débat pour tenter de démocratiser l'élection du président

Les chefs d'Etat de l'Union africaine ici autour du président en exercice de l'organisation Idriss Déby et de la présidente de la Commission Nkosazana Dlamini-Zuma, le 17 juillet 2016.
© CYRIL NDEGEYA / AFP

Les cinq candidats à la présidence de la Commission de l'Union africaine ont participé vendredi soir 9 décembre à Addis Abeba à un débat, le premier du genre à l'Union africaine. Les candidats du Kenya, Tchad, Sénégal, Botswana et Guinée Equatoriale ont parlé des grands enjeux du continent, dans une tentative de démocratiser l'élection qui aura lieu en janvier par les chefs d'Etat.

C’était un débat poli, sans contact direct entre les candidats et pour tout dire un peu ennuyeux. Le candidat sénégalais Abdoulaye Bathili aura préféré plus d’interaction, dit-il, avec le public : « Ça n’était pas vraiment un débat. J’aurais souhaité qu’il y ait un débat interactif avec le public pour que, de manière spontanée, les candidats puissent se présenter. Mais ils ont dit non, pas de questions. »

Ce débat marque en tous cas une première. L’UA a voulu faire un effort de transparence. Les candidats ont donné l’impression d’être d’accord sur presque tout : mettre fin à la dépendance financière de l’UA vis-à-vis des donateurs, faire en sorte que les nombreuses décisions lors de sommets soient appliquées et favoriser la libre circulation sur le continent. Mais ils ont au moins pu se faire connaître du grand public, dit la Kenyane Amina Mohamed : « L’intérêt de ce débat est d’avoir exposé les candidats aux populations africaines. C’était un excellent effort de la part des organisateurs. »

L’élection pour la présidence de l’Union africaine aura lieu fin janvier. Le vainqueur sera désigné à huis clos, entre les chefs d’Etat du continent.

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