Congo-B: une ONG dénonce de «graves violations des droits humains» en 2016

Le président congolais Denis Sassou-Nguesso, reconduit dans ses fonctions le 16 avril 2016 à Brazzaville.
© GUY-GERVAIS KITINA / AFP

Comme les autres nations, le Congo-Brazzaville célèbre ce samedi 10 décembre la Journée internationale des droits de l'homme. Mais dans une déclaration intitulée « Nos droits en danger », l'Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH), par la voix de son directeur exécutif Trésor Nzila, soutient que l'année 2016 été marquée par la violation des droits humains, notamment dans la période qui a suivi la présidentielle du 20 mars dernier. Selon l'ONG, des milliers de Congolais sont privés de leurs droits essentiels.

Cette année 2016 a été marquée par de graves violations des droits humains, qui sont liées à la crise post-électorale, mais aussi des violations graves qui ne sont pas liées à cette question. Nous constatons que des milliers de Congolais restent privés de l'essentiel. L'emploi des jeunes, tant promis, reste une utopie. L'accès aux soins de santé est difficile. L'accès à l'éducation, au droit à un logement décent, très difficile. Les communautés locales et populations autochtones continuent d'être spoliées de leurs terres, du fait des multinationales avec la complicité de nos autorités. L'accès à l'eau, à l'électricité, n'est pas satisfaisant. Qu'il s'agisse des droits civils et politiques, ou des droits économiques et socio-culturels, le triste constat, c'est la persistance des violations des droits humains au Congo-Brazzaville.

Trésor Nzila, directeur exécutif de l'Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH)
10-12-2016 - Par RFI

En réponse à ces critiques, le ministre de la Justice Pierre Mabiala a déclaré samedi, à l'occasion de la Journée internationale des Droits de l'homme, que le Congo « n'a de leçon à recevoir d'aucun pamphlétaire ».

La République du Congo n’a de leçon à recevoir d’aucun pamphlétaire ni d’aucun maitre-chanteur, alors que pendant qu’ils se livrent à de telles manœuvres, le Congo leur offre tous les droits : le droit à la vie, le droit à la liberté d’expression et d’association, le droit d’aller et de venir, le droit d’entreprendre pour ne citer que ceux-là. Le temps des pamphlets et des critiques stériles en matière de droits de l’homme au Congo est révolu. L’Etat du Congo est un Etat de droit, respectueux des droits de l’homme, qui ne peut nullement s’accommoder aux actes de violation des droits de l’homme sous prétexte de revendications politiciennes. A cet effet, notre pays réservera une réponse adéquate à tout acte de provocation visant à affaiblir la politique nationale en matière de droits de l‘homme.

Pierre Mabiala, ministre de la Justice
10-12-2016 - Par Loïcia Martial

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