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Kenya Gabon

La situation politique au Gabon s'invite au sommet de l'ACP à Nairobi

Des Gabonais devant un tableau sur lequel figure le signalement de personnes décédées ou disparues dans les violences post-électorales, le 19 septembre à Libreville.
© REUTERS/Edward McAllister

La 32e session de l'assemblée parlementaire paritaire entre les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), et l'Union européenne s'ouvre ce lundi à Nairobi. C'est l'un des plus importants cadres de coopération entre l'Union européenne et l'Afrique. Pendant trois jours, 78 parlementaires des pays de l'ACP assisteront à des séances plénières avec 78 de leurs homologues européens. Au programme, commerce international, développement durable, immigration mais surtout questions politiques. La crise post-électorale au Gabon sera notamment à l'ordre du jour.

La situation post-électorale au Gabon est labellisée « sujet urgent ». Les parlementaires débattront mardi d'un projet de résolution proposé par l'UE, qui sera voté en séance plénière mercredi.

Le texte est sévère, il reprend les critiques de la mission d'observation de l'UE à l'encontre du processus électoral gabonais jugé « non transparent » avec des résultats « très douteux ». Il demande un nouveau décompte des votes, ainsi que l'ouverture d'une enquête indépendante sur les violences post-électorales.

Selon le député belge Louis Michel, qui co-préside la session, les tensions autour du texte sont déjà vives. Les représentants gabonais, qui font tous partie de la majorité présidentielle, sont très actifs pour adoucir les propos de la résolution lors des discussions préliminaires, explique-t-il.

Pas d'allusion, pourtant, à une éventuelle demande de sanctions. Mais cette résolution pourrait avoir une résonance particulière, ajoute Louis Michel, du fait de son adoption par des parlementaires européens et africains. Bien qu'elles ne soient pas inscrites à l'ordre du jour, la situation en République démocratique du Congo et celle en Gambie devraient également être évoquées. Samedi, la commission sur les affaires politiques participait à une première réunion sur la limitation des mandats présidentiels.

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