Côte d'Ivoire/Guinée: un ancien litige frontalier ressurgit à Kpéaba

Un soldat ivoirien dans le quartier de Yopougon, décembre 2012.
© AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

Le calme est revenu à Kpéaba, localité de l’ouest de la Côte d’Ivoire où un civil a été tué lors d’une attaque dans la nuit du 21 au 22 décembre par des assaillants venus de Guinée. Des renforts ont été envoyés dans le village, qui a déjà été au cœur d’un litige frontalier entre les deux pays.

Armés de kalachnikovs, les assaillants venus de la Guinée voisine ont tué un villageois, blessé plusieurs autres et brûlé des maisons avant de se retirer du côté guinéen de la frontière, selon le ministre ivoirien de la Défense, Alain Richard Donwahi.

« Nous n'avons pas de problème avec la Guinée, mais il s'agit d'une zone où nous avons déjà connu des tels incidents : les paysans, d'un côté comme de l'autre, ont du mal à repérer et respecter la frontière », explique le ministre. « Il est important pour nous de nous retrouver avec nos frères guinéens pour ensemble travailler sur le problème de la matérialisation de la frontière », conclut-il.

Des litiges en 2013

Déjà en janvier 2013, des militaires guinéens avaient occupé ce village de Kpéaba, où ils avaient retiré le drapeau ivoirien pour hisser celui de la Guinée, provoquant des incidents avec les habitants, qui n'avaient cependant pas fait de victimes.

Fin février 2013, ces soldats s'étaient finalement retirés de ce village de l'ouest ivoirien, à l'issue de discussions de « haut niveau » entre les deux gouvernements qui avaient récusé « tout conflit frontalier » ou « différend territorial » entre les deux pays.

« Pas d’implication de l’armée guinéenne »

De son côté, le ministre guinéen de la Défense dément l'implication de militaires du pays frontalier à la Côte d’Ivoire. « Il y a eu un mort, et c’est déjà trop. Le gouvernement guinéen en est profondément affligé », affirme le docteur Mohamed Diane, avant d’ajouter : « Il n’y a pas eu d’implication de l’armée guinéenne dans ce malheur. »

« Nous avons demandé de notre côté à l’armée de ne pas du tout envoyer de militaires dans cette zone. Les militaires sont à dix kilomètres du village », ajoute le ministre guinéen. « Le préfet, le sous-préfet, la gendarmerie et la justice sont sur place et nous attendons incessamment son rapport », conclut-il. 

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.