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RDC

RDC: de nouvelles attaques endeuillent le territoire de Beni

Un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), à Eringeti, territoire de Beni, dans le Nord-Kivu (photo d'archives).
© MONUSCO/Abel Kavanagh

La société civile du territoire de Beni, en RDC, signale de nouvelles attaques ces deux derniers jours, 24 et 25 décembre, par des hommes équipés d'armes blanches et d'armes à feu. Attribuées aux rebelles ougandais des ADF, ces attaques ont fait 23 morts. Huit personnes sont toujours portées disparues.

Des civils victimes de tirs d'hommes armés ou d'attaques à la machette... La population accuse les rebelles ougandais ADF, responsables de nombreux massacres dans la région ces deux dernières années.

« Le mode opératoire est le même, parce qu’ils utilisent les haches, les machettes pour découper la petite population, explique le pasteur Gilbert Kambalé, l'un des responsables de la société civile de Beni. Et puis ils ont des armes à feu. Ils profitent de moments où les FARDC se sont éloignées du lieu pour égorger la population. Et même cet après-midi, la population disait avoir vu les assaillants autour du village Tamboko. Il faut un effort pour montrer aux forces de défense et de sécurité là où sont les assaillants. C’est donc à l’armée d’aller traquer ces malfaiteurs. La population est dépassée, exaspérée et n’a plus confiance ni en la communauté internationale, ni dans le gouvernement congolais. »

Populations vulnérables

La multiplication des attaques a poussé de nombreux habitants à fuir et cela inquiète Gilbert Kambalé. « Les populations, quand le soir arrive, vont loger à côté des camps militaires. Donc les gens ont pratiquement abandonné les villages, leurs champs. Ce sont des déplacés sans assistance humanitaire. Nous nous demandons comment les élections se passeront au moment où les gens ont fui leurs villages, leurs localités, leur milieu naturel. Ils sont éparpillés dans des familles d’accueil, d’autres sont allés vers l’Ituri, d’autres vers Lubero, Butembo. Tout ça, ça inquiète. Nous sommes préoccupés, en tant que société civile, de savoir comment les élections se passeront dans une situation qui est pratiquement une poudrière. Nous réclamons que la communauté internationale, que le gouvernement congolais rétablisse la paix, pour que la population aille aux élections dans la quiétude. »

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