Le collectif de migrants «Mains propres» occupe le consulat du Mali à Paris

Migrants maliens à la descente du bus à Bamako (photo d'illustration).
© RFI/Anthony Fouchard

Cela fait maintenant une semaine que le consulat du Mali à Paris est occupé. Les membres du collectif «Mains propres» ont investi le bâtiment le 23 décembre dernier à la suite d’une rumeur d’accord entre le gouvernement malien et l’Union Européenne sur la question migratoire. Le Mali a fermement démenti avoir signé un quelconque accord, mais le consulat est toujours occupé.

« Il n’y a plus aucun agent consulaire, explique à RFI Samba, un des occupants du consulat. Il n’y a aucun officiel qui rentre ici. On a changé l’accueil en buvette, donc c’est ici que les gens se servent pour boire, pour manger… » La vie s’organise dans l’enceinte du consulat occupé depuis maintenant une semaine.

Délais d’obtentions, des documents, manque d’information… Le collectif « Mains propres » dénonce les trop nombreux problèmes du service consulaire. « Depuis que ça a commencé, je suis là tous les jours, tous les jours, tous les jours, pour soutenir [le mouvement], raconte Issa. Je suis là, ça me concerne, ça concerne tous les Maliens. Ici, au consulat, il y a tellement de corruption à l’intérieur. De fait, les gens sont révoltés à cause de ça, on en a marre. »

La polémique concernant une entente entre le Mali et l’Union européenne sur la réadmission des sans-papiers maliens a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, même si, entre temps, le démenti du gouvernement malien est tombé. « A partir du moment où il y a un démenti officiel, nous nous en tenons là, assure Tapa Konté, le porte-parole du collectif. On ne rentre plus dans ce débat-là. Ce qu’il y a maintenant, c’est que, signé ou pas signé, nous ne sommes pas d’accord avec cet accord en tant que tel. Nous disons à nos dirigeants : venez vers nous, mettons-nous autour de la table, essayons de proposer quelque chose à l’Europe, et proposons leur une autre vision. »

Le collectif serait en discussion avec l’ambassade pour trouver des solutions qui permettent la levée de l'occupation du consulat.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.