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RDC

RDC: les évêques reçus par Kabila

Evêques à Kinshasa le 31 décembre 2016
© REUTERS/Robert Carrubba

La conférence épiscopale, sur demande du président Kabila, va retourner voir les non-signataires de l’accord pour chercher plus d’inclusivité. Les évêques ont finalement vu le chef de l’Etat mercredi qui leur a renouvelé sa confiance, assurant qu’il souhaitait une mise en œuvre rapidement de l’accord. Au mieux les négociations reprendront ce vendredi, mais les évêques sont rassurés.

La majorité avait posé de nouvelles conditions à l’application de l’accord et notamment à la poursuite des travaux. Le président Kabila donne son feu vert. C’est chose faite. A la sortie de sa rencontre avec le chef de l’Etat, la conférence épiscopale se dit soutenue. Le président Kabila a parlé de tout cela devant des leaders de la majorité et confirme même le secrétaire général de la Cenco. Le chef de l’Etat aurait des questions uniquement techniques sur les suites à donner à l’accord.

Je crois que les choses sont claires. Il s'est exprimé, il n'a jamais remis en cause la mission de la Cenco...
Abbé Donatien Nsholé, secrétaire général de la Cenco
05-01-2017 - Par Pierre Pinto

Pas en revanche de discussions à ce stade sur les cas de Moise Katumbi, Jean-Claude Muyambo et Eugène Diomi Ndongala, dit l’abbé Nshole. Cela fait des semaines que le président Kabila laisse la majorité jouer le mauvais rôle pour rester celui qui fait avancer les choses, commentent des observateurs étrangers.

Joseph Kabila est engagé, il y aura une alternance dans ce pays, je vous le garantis, assure Vital Kamerhe, président de l’UNC. Lui a déposé ses propositions sur l’arrangement particulier alors que certains de ses collègues et notamment le nouveau Premier ministre Samy Badibanga ont refusé de signer l’accord. Sur demande de président, les évêques ont décidé de retourner voir les non-signataires. Ils espèrent pouvoir rencontrer ce jeudi le chef du gouvernement qu’ils essaient de voir depuis mardi.

La conférence épiscopale se rendra également dans la matinée au siège du MLC. « Surtout qu’on arrête de nous menacer comme le font certains partenaires, que nos positions auront des conséquences pour l’avenir de Jean-Pierre Bemba », lance la secrétaire générale du MLC, Eve Bazaiba, qui entend bien faire reconnaître la place de sa coalition.


Pour rappel, le MLC et sa coalition réclament toujours la présidence du comité de suivi qui devrait être chapeauté par Etienne Tshisekedi, le leader historique. Samy Badibanga et ses alliés, tous membres du gouvernement qui risquent de tomber, exigent des clarifications quant au calendrier électoral, estimant que l’accord signé sous l’égide de l’Eglise catholique ne règle pas cette question.

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