Sénégal: la diaspora aura droit à 15 députés selon le nouveau code électoral

Le siège de l'Assemblée nationale à Dakar au Sénégal.
© DR

Les Sénégalais résidant à l'étranger auront désormais leurs députés selon le projet de loi voté ce lundi 2 janvier à l'Assemblée nationale. Les 15 députés de la diaspora seront donc élus dès les prochaines élections législatives en juillet 2017.  

De 150, le nombre de députés à l'Assemblée nationale sénégalaise va donc passer à 165. Le projet de loi a été adopté lundi 2 janvier.

Pour que ces députés soient élus, huit nouvelles circonscriptions seront créées : deux en Europe, une en Amérique, une en Asie-Moyen-Orient, et quatre autres en Afrique du Nord, en Afrique de l'Ouest, en Afrique du centre et en Afrique australe.

Prendre en considération la diaspora

« Les Sénégalais qui sont à l’extérieur du Sénégal ont toujours déploré ne pas être représentés au niveau de l’Assemblée nationale, malgré l’importance de leur contribution par rapport au développement économique et social de notre pays », explique Moustapha Diakhaté, président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar, mouvance majoritaire soutenant le chef de l'Etat.

« Depuis très longtemps, il y avait des députés qui étaient de la diaspora, qui siégeaient au niveau de l’Assemblée nationale. Mais en réalité, ils ne représentaient pas la diaspora parce que ce n’était pas des députés élus de la diaspora. Cette fois-ci, ce seront des députés élus, par les Sénégalais de la diaspora », poursuit-il.

Ecouter la réaction de Ousmane Bocar Diallo, président de la Fédération des étudiants et stagiaires sénégalais de France
04-01-2017 - Par RFI

Dissensions au sein de la majorité

A Dakar, les journaux ont fait leur Une de ce projet de loi, rapportant le désaccord entre la majorité et l'opposition. Mais il y a aussi des dissensions au sein même de la majorité. « Comment on a pu calculer qu’il fallait 15 députés pour la diaspora, alors que le nombre de députés par département de la diaspora dépendait du nombre d’inscrits », analyse Hélène Tine, élue du Bes du Ñakk (mouvance majoritaire), avant de préciser : « Mais aujourd’hui, on sait que le processus d’inscription est quand même pratiquement à son début. »

Pour qu'il soit effectif, ce projet de loi doit désormais être ratifié par Macky Sall, le président de la République.