Attentat d’Istanbul: la Toile s’enflamme après la mort de deux Marocaines

Une femme blessée est évacuée de la discothèque d'Istanbul où des tirs ont éclaté, en Turquie, la nuit du 31 décembre au 1 janvier.
© Murat Ergin/Ihlas News Agency via REUTERS

La toile marocaine est en émoi depuis l'annonce de la mort de deux ressortissantes du royaume lors de l'attentat du 31 décembre en Turquie. L'attaque perpétrée dans une boîte de nuit à Istanbul et revendiquée par le groupe EI a fait au moins 39 morts. Les dépouilles ont été rapatriées sur ordre du roi Mohamed VI mardi 3 janvier. Pourtant, après que des photos des deux jeunes femmes en tenue de soirée ont circulé sur les réseaux sociaux, des propos injurieux ont fusé sur internet. Ces commentaires, jugés insultants pour la mémoire de ces victimes, ont suscité l'indignation d'une partie de l'opinion mais aussi de la presse. Mercredi une pétition a été lancée par des internautes marocains pour réclamer que des poursuites judiciaires soient lancées. Elle a recueilli en une journée près d'un millier de signatures.

« Que faisaient-elles dans une boîte de nuit ? ». « Celui qui craint Allah ne va pas dans ces endroits », tels sont le type de commentaires que l'on a pu trouver sur Twitter et Facebook après l'annonce de la mort de deux ressortissantes marocaines lors de l'attaque du Nouvel An en Turquie.

Deux sites internet dits d'information sont aussi allés de commentaires d'opinion, en assurant que la Turquie était devenue le repaire de la débauche. Ces propos ont été largement condamnés par une partie de l'opinion, et même de la presse.

Le site Yabiladi dénonce l'absence totale de déontologie dans le billet mis en ligne par le site internet rue20. De son côté le site internet 360, réputé proche du palais, interroge : comment peut-on encore poster des commentaires aussi nauséabonds en toute impunité ?

Réagissant dans les colonnes de la version en ligne du journal Tel quel, le ministre de la Justice Mustafa Ramid assure qu'il n'a pas eu connaissance de ces propos haineux, mais que son département peut poursuivre ceux qui font l'apologie du terrorisme. Le délit est en effet passible de 2 à 6 ans de prison ferme au Maroc. Pour l'instant aucune instruction n'a été ouverte.

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