Mali: le premier jour de grève des magistrats bien suivi

Le palais de justice de Bamako, Mali (photo d'illustration)
© AFP/Habibou Kouyaté

A l'appel de deux syndicats, les magistrats maliens ont entamé lundi une grève de 7 jours ouvrables. Les magistrats réclament notamment augmentations de salaires et l'obtention des primes. Le premier jour de grève a été largement suivi.

Commune II de Bamako, chose vue ce lundi : un avocat, sa robe en main, reprend le chemin de la maison. Au tribunal où il s’était rendu il n’y a pas de magistrat pour juger son client. Et le client lui-même n’est pas présent, faute pas d’ordre pour l’extraire de prison.

Dans les autres communes de la capitale malienne, même constat. Le premier jour de grève des magistrats a été largement suivi, à Bamako, mais également à l’intérieur du pays. Les magistrats réclament des primes et des augmentations de salaire.

« Les conditions dans lesquelles nous évoluons ne peuvent pas du tout permettre aux magistrats d’être indépendants. La précarité, elle est totale. Et si je vous dis que le magistrat du Mali le plus gradé n’a pas le traitement d’un magistrat débutant de la sous-région ? », explique à RFI Cheick Mohamed Chérif Koné, président du Syndicat autonome de la magistrature.

Du côté des autorités maliennes, on ne ferme pas les portes du dialogue. Les magistrats ont été reçus ce lundi 9 janvier à la Primature et récemment, rappelle-on ici, l’Etat a engagé un dialogue national avec les magistrats, mais le problème est le manque de moyens. A l'issue des sept jours de grève générale, ils menacent de déclencher cette fois-ci une grève illimitée.