Kenya: l'opposition forme une grande alliance en vue de la présidentielle

Les leaders de l'opposition kényane Musalia Mudavadi, Kalonzo Musyoka, Raila Odinga, Moses Wetangula et Nick Salat unis, le 11 janvier à Nairobi.
© REUTERS/Thomas Mukoya

Au Kenya, l'opposition se rassemble en vue de l'élection présidentielle d'août prochain. Mercredi 11 janvier, les principaux leaders de l'opposition ont annoncé lors d'un meeting commun la formation d'une grande alliance, la NASA (National Super Alliance), qui pourrait faire le poids face au Jubilee d'Uhuru Kenyatta, président sortant et favori.

« Nous nous engageons collectivement à former une opposition unifiée », a déclaré mercredi le sénateur James Orengo devant environ 3 000 délégués et militants. Dans la salle de Nairobi, les couleurs des cinq principaux partis d'opposition. Entre autres, l'orange de l'ODM, la coalition de Raila Odinga, ancien Premier ministre et candidat malheureux en 2013, et le bleu du Wiper Democratic Movement de Kalonzo Musyoka.

Leur but : battre la coalition gouvernementale aux prochaines élections. Comme en 2002, lorsque l'alliance nationale arc-en-ciel avait mis fin à près de 40 ans de règne du parti Kanu.

« Ce qui nous unit aujourd'hui, c'est ce qui se passe actuellement dans notre pays, car le pays est aujourd'hui plus divisé qu'il ne l'était en 2002. Donc nous essayons de rassembler le pays, de reconquérir notre pays et de le remettre sur les rails », explique Timothy Wanyonyi, parlementaire.

Les leaders ont appelé à un enregistrement massif des électeurs sur les listes électorales. Pas d'annonce cependant quant au candidat qui représentera la NASA en août prochain. Bernard Otieno, militant de l'ODM, assure qu'il suivra le choix de la coalition. « Maintenant qu'il y a toute une coalition, pour ma part, je vais préférer celui qu'ils préfèreront, car l'important est que nous menions cela jusqu'au bout », juge-t-il.

Les tensions entre majorité et opposition se sont cristallisées ces dernières semaines autour de l'adoption d'amendements à la loi électorale, l'opposition accusant la majorité de vouloir truquer les élections. En 2007, des soupçons de fraude avaient entraîné des violences faisant plus de 1 000 morts.

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