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Afrique du Sud

Afrique du Sud: un rapport sur la banque Absa pourrait faire des remous

La banque Absa devrait rembourser plus de 150 millions d'euros accordés frauduleusement par le gouvernement d'apartheid.
© Reuters

En Afrique du Sud, un rapport préliminaire de la nouvelle médiatrice de la République a fuité dans la presse. Celle-ci indique que la banque Absa - l'une des quatre plus grosses banques sud-africaines - devrait rembourser plus de 150 millions d'euros accordés frauduleusement par le gouvernement d'apartheid. Le rapport est encore incomplet, mais il pourrait faire des remous.

La banque Absa pourrait finalement être rattrapée par son passé. Le journal Mail & Guardian a révélé en fin de semaine que la nouvelle médiatrice de la République a ouvert une enquête, pour savoir si Barclays Africa Group a bénéficié du pillage des ressources de l'Etat durant l'apartheid.

A partir de 1985, le gouvernement de l'apartheid a fourni une série de plans de sauvetages illégaux à la banque Bankorp, qui a été rachetée par Absa en 1992.
Un premier rapport publié en 2002 avait pourtant conclu qu'Absa n'a pas directement bénéficié de ce prêt, mais il semble que la médiatrice de la République n'aille pas dans le même sens.

D'autres banques sud-africaines pourraient avoir à rendre des comptes

Si Absa est effectivement condamnée dans cette affaire, cela pourrait créer un précédent pour toutes les entreprises qui se sont enrichies durant l'apartheid. D'autres banques sud-africaines pourraient également avoir à rendre des comptes.

Pour l'instant, la banque Absa indique qu'elle collabore depuis le début à cette enquête, qui n'est pas encore finalisée. Les documents publiés dans la presse contiendraient d'ailleurs à ce stade des « erreurs factuelles et légales », selon la banque.

Certains observateurs n'hésitent pas à émettre des doutes sur la crédibilité du rapport de la médiatrice de la République. Busisiwe Mhkwebane est soupçonnée d'avoir rouvert ce dossier pour faire diversion, au moment où la famille Gupta est suspectée de s'être enrichie illégalement grâce à ses connexions avec le président Jacob Zuma.

Depuis sa prise de fonction fin octobre, la nouvelle médiatrice de la République est régulièrement accusée de faire le jeu du pouvoir.

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