Congo-Brazzaville: le mouvement Ras-le-bol dénonce un climat politique malsain

Des opposants dressent des barricades sur une route de Brazzaville, le 4 avril 2016.
© REUTERS/Roch Bouka

Au Congo-Brazzaville, le mouvement citoyen Ras-le-bol a dénoncé, vendredi 13 janvier, un climat politique malsain marqué par l'arrestation des leaders politiques. Dans une conférence de presse, le mouvement a déploré de nouvelles charges qui pèsent sur l'opposant Paulin Makaya, déjà condamné à deux ans de prison ferme. Ras-le-bol lance un appel au dialogue entre les politiques et exige la libération de ceux qui sont incarcérés.

Le mouvement citoyen Ras-le-bol est sorti de sa réserve en dénonçant, dans une déclaration, un climat malsain qui persiste, depuis les deux derniers scrutins organisés au Congo.

« Après le référendum contesté du 25 octobre 2015 et les élections présidentielles du 20 mars 2016, nous, mouvement Ras-le-bol, constatons que, malgré tous les appels de la société civile et de l’opposition pour que s’installe un climat politique calme et paisible, le pouvoir continue à instaurer un climat de crise qui devient de plus en plus inacceptable », a déclaré, à RFI, Franck Nzila, coordonnateur du mouvement.

Franck Nzila a déploré la situation que vit l’opposant Paulin Makaya, condamné, en 2016, à deux ans de prison ferme pour « incitation aux troubles à l’ordre public ». Le président de la formation Unis pour le Congo est désormais accusé, entre autre, « d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat », après une mutinerie présumée, fin décembre, à la maison d’arrêt de Brazzaville.

« Une victime de trop »

« Aujourd’hui, monsieur Paulin Makaya est une victime de trop, une victime qui vient une fois de plus prouver que les nombreux appels au dialogue, demandés par la classe politique, sont restés lettre morte », a souligné Franck Nzila.

Le mouvement Ras-le-bol appelle tous les acteurs politiques au dialogue et demande aux autorités de libérer tous les leaders politiques arrêtés ou interpellés.

De son côté, dans une déclaration, l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), principale formation d'opposition au Congo, a demandé à la justice de garantir des procès équitables et impartiaux à tous les hommes politiques et même aux journalistes actuellement privés de liberté.

Dans le même temps, à Paris, un rassemblement de la diaspora baptisé « Comité de soutien aux prisonniers politiques 242 » a soumis à l'organisation Amnesty International une liste de 33 noms de personnes qu'il considère comme des prisonniers politiques emprisonnés identifiés au Congo Brazzaville. La liste est qualifiée de « non exhaustive ». Le Comité demande à Amnesty International de les soutenir.

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