Sommet Afrique-France: les altermondialistes africains font leur bilan

Les ONG réunies pour un «sommet des peuples» avaient reproché, à la veille du Sommet Afrique-France, aux dirigeants français et africains de se barricader.
© Reuters

Les participants au sommet Afrique-France tirent le bilan de ces deux jours. Les participants aux contre-sommets aussi. Il y en a eu deux en préambule du rendez-vous officiel : le Forum de la jeunesse et le Forum des peuples, regroupant des organisations altermondialistes.

Le Forum des peuples s’est conclu sur une déclaration commune, soulignant une quinzaine de problématiques. Parmi elles, les Accords de partenariat Union-Européenne / pays ACP, c’est-à-dire les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Elles doivent progressivement développer le libre-échange entre les deux régions.

Pour les altermondialistes africains, cela veut dire la baisse des revenus douaniers pour le continent, mais aussi une concurrence déloyale entre deux économies si différentes.

« L’agriculture malienne, africaine, qui est en compétition avec celle de l’Europe, n’est pas subventionnée. Alors que de l’autre côté, ils sont subventionnés, constate Souleymane Dembélé, directeur exécutif de la Coalition des alternatives africaines, dette et développement. Nous demandons aux Etats africains de subventionner, conformément à la déclaration de Maputo, l’agriculture et aussi d’appuyer les femmes dans la transformation des produits locaux pour qu’il y ait une véritable émergence au niveau de ce continent. »

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Et l’altermondialiste de poursuivre : « S’il faut que les taxes chutent de 115 % pour les importations des produits européens, en échange quelle serait la compensation ? Le lait qui serait importé d’Europe qui va concurrencer le lait fabriqué chez nous au Mali ? 75% des Maliens vivent de l’agriculture. Donc il y a lieu vraiment de plaider pour la subvention de l’agriculture et aussi la protection de nos produits locaux face à cette concurrence qui, pour notre vision, serait déloyale. »

Les ONG réunies pour un « sommet des peuples » avaient reproché, à la veille du Sommet Afrique-France, aux dirigeants français et africains de se barricader.

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