Procès des militaires au Burkina Faso: des peines de 15 et 10 de prison

Ouagadougou, soldat en faction (photo prétexte).
© REUTERS/Joe Penney

Au Burkina Faso, le tribunal militaire de Ouagadougou a prononcé son verdict dans le procès des militaires accusés d'avoir planifié une attaque contre la maison et de correction des armées en vue de libérer les généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé, incarcérés dans le cadre de l'enquête sur le coup d'état manqué de septembre 2015. En requalifiant les faits d'association de malfaiteurs en complot militaire, les principaux accusés dont le caporal Madi Ouedraogo ont été condamnés à une peine de 15 ans de prison ferme.

En requalifiant les faits d'association de malfaiteurs, en « complot militaire », le tribunal a condamné les trois principaux accusés à 15 ans de prison ferme et 15 soldats de l'ex-régiment de sécurité présidentielle à 10 ans d'emprisonnement.

Un verdict qui n'est pas du goût de maître Larousse Hien, l'un des avocats de la défense. « Je suis même irrité parce que je ne peux pas comprendre que le tribunal dise que l’association de malfaiteurs est une infraction qui n’est pas constituée. Comment peut-on nous dire qu’une infraction n’est pas constituée et requalifier la même infraction en complot militaire et dire que ça s’est constitué ?! »

Quant à Alioun Zanré, le commissaire du gouvernement, il se dit satisfait de la décision du tribunal. « La requalification des faits à la lumière des débats est prévue légalement ; nous ne voyons pas pourquoi une juridiction ne peut pas requalifier des faits ? Dans tous les cas si on n’est pas d’accord avec une décision on use du droit de recours ».

Au total 20 personnes sur les 29 accusés ont été déclarées coupables de complot militaire et détention illégale d'armes et munitions. Les avocats ont maintenant 5 jours pour faire appel de ce verdict.