Commission de l’UA: l’Afrique australe soutient-elle Pelonomi Venson-Moitoi?

Siège de l'Union africaine à Addis Abeba, en Ethiopie.
© RFI/Neidy Ribeiro

L’élection du nouveau président(e) de la Commission de l’Union africaine pour succéder à Nkosazana Dlamini-Zuma est au cœur des discussions du 28e sommet. Cinq candidats sont en lice : Abdoulaye Bathily (Sénégal), Moussa Faki Mahamat (Tchad), Amina Mohamed Jibril (Kenya), Agapito Mba Mokuy (Guinée équatoriale) et Pelonomi Venson-Moitoi (Botswana). Officiellement les pays de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) soutiennent la candidature de cette dernière.

Les pays membres de la SADC n’en démordent pas : la présidence de la Commission devrait une fois de plus revenir à la région australe, étant donné que son actuelle présidente n'a fait qu'un seul mandat.

Mais les pays d'Afrique australe sont-ils réellement unis derrière leur candidate ? En novembre dernier, l'Afrique du Sud et le Zimbabwe ont réaffirmé leur soutien envers Pelonomi Venson-Moitoi.

Mais en privée, le président sud-africain Jacob Zuma laisserait entendre qu’il préfère la candidate du Kenya. Pretoria estime que la Botswanaise n'est pas suffisamment panafricaine.

Des dossiers qui déplaisent à l’Afrique du Sud

Autre motif : le leader botswanais Seretse Ian Khama ne serait également pas assez présent lors des sommets de l'Union africaine aux yeux de l’Afrique du Sud qui pointe également son soutien à la Cour pénale internationale, dont Pretoria est en train de se désengager.

Enfin, le Botswana est régulièrement en désaccord avec les pays de la région sur le dossier du Zimbabwe. Seretse Ian Khama est le seul leader de la région à avoir ouvertement appelé le président Robert Mugabe à démissionner en raison de son âge avancé.

Le vote étant à bulletin secret, rien n'empêche Pretoria et Harare de soutenir officiellement un candidat et de voter pour un autre.
 

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