Sommet de l’UA: après des mois de violences, l’Ethiopie entend redorer son image

Des agents de police à Bishoftu, au sud-est d'Addis-Abeba, le 2 octobre 2016.
© Zacharias ABUBEKER / AFP

Alors que s’ouvre lundi 30 janvier le sommet de l’Union africaine, le pays hôte de l’organisation l’Ethiopie entend profiter de l’occasion pour reprendre sa place diplomatique après une année de violences politiques et de répressions.

Comme chaque année, la capitale éthiopienne est pavoisée de tous les drapeaux africains. Mais dans le trafic d’Addis-Abeba, un autre signe est visible : la police fédérale est présente à tous les carrefours et un contrôle soigneux est effectué à l’entrée des hôtels.

Il faut dire que l’année a été dure dans le pays. Des mois de protestation populaire, des centaines de morts, et pour finir un état d’urgence extrêmement dur depuis quatre mois, ainsi que des dizaines de milliers de prisonniers. L’image du pays hôte de l’Union africaine a été écornée. Mais le calme revenu, l’Ethiopie devrait reprendre l’initiative.

Un soutien algérien et marocain

C’est pourquoi le ministre des Affaires étrangères a reçu beaucoup d’homologues ces derniers jours. Vendredi, se sont succédé dans son bureau des ministres algériens et marocains, deux pays amis de l’Ethiopie, mais qui s’affrontent durement sur la scène diplomatique à travers la question du Sahara occidental.

De source diplomatique, on indique qu’Addis-Abeba cherche avec eux un consensus pour éviter le clash au cours du sommet. La même source indique aussi que l’Ethiopie cherche également à améliorer ses mauvaises relations avec l’Egypte. Une rencontre entre le Premier ministre éthiopien et le président égyptien est même évoquée. Sans grande illusion, mais pour au moins faire taire la guerre des mots, indique cette source.

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