Le retour de Nkosazana Dlamini-Zuma sur la scène politique sud-africaine

La puissante Ligue des femmes de l'ANC choisit de soutenir la candidature de Nkosazana Dlamini-Zuma à la tête du parti. Dlamini Zum, ex-épouse de Jacob Zuma et présidente de la Commission de l'Union africaine, ici le 19 décembre 2016
© RAJESH JANTILAL / AFP

En Afrique du Sud, Nkosazana Dlamini-Zuma a fait son grand retour dans la vie politique nationale ce dimanche 5 février. L'ex-présidente de la Commission de l'Union africaine, qui vient de céder son siège au Tchadien Moussa Faki Mahamat, s'est exprimée lors d'une cérémonie religieuse, devant la ligue des femmes de l'ANC. Une organisation totalement acquise à sa cause, qui a fait d'elle leur candidate officielle pour prendre la tête du parti et succéder à Jacob Zuma.

La cérémonie qui se tenait dans l'église de Carletonville avait pour thème « les femmes et le pouvoir ». Le sujet idéal pour donner la parole à Nkosazana Dlamini-Zuma, de retour en Afrique du Sud.

Au nom de la bonne marche de la démocratie, la présidente sortante de la Commission de l'Union africaine a appelé les femmes à s'engager en politique, et à « jouer un rôle dans la marche de [leur] pays ». Selon elle, les femmes doivent cesser de se dévaloriser, et devenir « mairesses, ministres ou présidentes, non pour le titre, mais pour travailler et servir ».

Nkosazana Dlamini-Zuma aimerait voir plus de femmes présidentes en Afrique. Elle a noté qu'« il n'y en a qu'une seule aujourd'hui, au Liberia » et que la fin de son mandat approche. Avec ce discours convenu, Nkosazana Dlamini-Zuma marque en tout cas son grand retour dans la vie politique sud-africaine.

Reste à savoir comment la candidate non déclarée à la présidence de l'ANC entend revenir sur le devant de la scène. Pour l'instant, seule la Ligue des femmes de l'ANC déclare officiellement la soutenir, même si elle bénéficie aussi d'un important soutien dans la région du Kwazulu Natal. Mais on devrait en savoir un peu plus sur son avenir, après le discours à la nation que le président Zuma prononcera dans quelques jours.

Bientôt au ministère des Finances ?

Face à elle, la centrale syndicale Cosatu, alliée historique de l'ANC, a déjà choisi son camp, en offrant son appui au vice-président Cyril Ramaphosa. Les vétérans du parti majoritaire, très remontés contre Jacob Zuma, ne pencheront sûrement pas non plus pour la candidate du président.

Dans le discours officiel de l'ANC, être une femme semble désormais être quasiment pré-requis pour succéder à Jacob Zuma. Mais Nkozasana Dlamini-Zuma est loin d'incarner la rupture et le renouvellement que beaucoup attendent de l'ANC.

Eloignée de la vie politique sud-africaine et réputée mauvaise communicante, Nkosazana Dlamini-Zuma va devoir faire campagne.

Selon des rumeurs persistantes, elle pourrait bientôt être propulsée à la tête du ministère des Finances par Jacob Zuma. Un poste sensible en ce moment, qui la replongerait, à coup sûr, en plein coeur de la vie politique sud-africaine

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