Centrafrique: violences à Bangui dans les quartiers voisins du PK5

Le camp de déplacés de Mpoko près de l'aéroport de Bangui, le 29 novembre 2015.
© GIANLUIGI GUERCIA / AFP

Des représailles ont eu lieu la nuit dernière dans les quartiers voisins du PK5, à Bangui, après le meurtre, par la gendarmerie, d'un chef d'un groupe d'autodéfense. De nombreux habitants de ces quartiers ont rejoint l'ancien camp de l'aéroport de Mpoko.

Les représailles ne se sont pas fait attendre après la mort de « Bigman », mardi 7 février, dans le quartier du PK5. Ce chef d'un groupe d'autodéfense du quartier musulman de Bangui a été abattu par les forces de l'ordre centrafricaines.

Ses lieutenants ont cherché à se venger en s'introduisant dans les quartiers voisins et en brûlant des maisons. Au moins quatre personnes, dont un pasteur, seraient décédées lors de cette incursion.

Entouré par une dizaine de membres du groupe d'autodéfense de son quartier, Michel Dambeti, le chef adjoint du quartier Fondo raconte : « Avec les détonations des armes, ils ont vu ça et finalement ils sont obligés de retourner à Mpoko »

Ils sont en effet deux à trois cents à avoir retrouvé ce camp qu'ils avaient occupé pendant plus de trois ans aux abords de l'aéroport de Bangui. Sur place c'est l'incompréhension qui règne alors que ces déplacés ont été forcés d'évacuer il y a quelques semaines, comme le souligne Tony Belema.

« J'ai fait trois ans ici sur ce campet après mon retour je croyais que c'était fini. Mais avec ce qui s'est passé hier, je ne sais pas combien d'années je vais faire ici. Je peux m'éterniser ici tant que le gouvernement be trouvera pas une bonne solution pour notre retour  »

Pour le moment, le gouvernement ne communique pas sur la manière de gérer ce problème, mais le ministère de la Sécurité publique ainsi que la Minusca continuent d'appeler au calme