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Mali

Accord de paix au Mali: la réunion des chefs permet de débloquer certains points

Bilal Ag Achérif, chef de la Coordination des mouvements de l'Azawad en 2012.
© AFP PHOTO/AHMED OUOBA

A Bamako s’est tenue vendredi 10 février une réunion de la dernière chance pour sauver l'accord de paix d'Alger. Finis les intermédiaires, tous les chefs politico-militaires ont fait le déplacement dans la capitale malienne. Des solutions ont été trouvées notamment en ce qui concerne le déploiement des autorités intérimaires et la mise en place progressive des patrouilles mixtes. Mais tout est loin d'être réglé.

La répartition des régions et la désignation des autorités intérimaires constituaient des points de blocage récurrents. « La réunion d'aujourd'hui [vendredi, NDLR] a permis enfin d'arriver à un accord sur la répartition des régions. La CMA obtient Tombouctou. La Plateforme [pro-Bamako, NDLR] emporte Gao. La présidence des trois autres régions n'est pas encore choisie, ce sera des discussions à venir », explique Bilal Ag Cherif, l’un des présidents de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

En glissant sous le tapis les sujets qui fâchent, l'accord de paix aura été temporairement sauvé. Pour les trois autres régions, Kidal, Taoudénie et Menaka, c'est le gouvernement qui proposera des noms pour la présidence des autorités intérimaires. En fonction de ces propositions, la fronde pourrait renaître.

Les dissensions au sein de la CMA n'ont pas non plus été réglées. Mais pour Harouna Toureh, du groupe pro-gouvernemental de la Plateforme, l'essentiel est là : le dialogue a repris. « Les discussions d’aujourd’hui ont été très fructueuses. Elles ont permis d’aborder des questions qui étaient difficiles à l’origine et qui portaient sur essentiellement l’absence de communication, l’absence de dialogue. Maintenant, nous avons l’occasion de nous retrouver ensemble entre parties maliennes à travers un cadre permanent », souligne-t-il.

Le nouveau calendrier prévoit que toutes ces dispositions doivent être mises en place de manière progressive dès la semaine prochaine. Les autorités intérimaires dans la semaine du 13 au 20 février et les patrouilles mixtes à partir de la fin février à Gao, Kidal et Tombouctou. Un programme ambitieux, sûrement trop, estime hors micro une partie de la médiation internationale.

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