Angola: ouverture d’une enquête après la bousculade meurtrière dans un stade

La rue principale de la ville d'Uige.
© FLORENCE PANOUSSIAN / AFP

En Angola, les autorités ont ouvert une enquête après la bousculade qui a fait au moins 17 morts, vendredi 10 février à l'entrée du stade de Uige dans le nord-ouest du pays, lors de la première journée du championnat national de football.

Santa Rita -Recreativo do Libolo : c'était l'affiche vendredi de l'ouverture du championnat angolais au stade du 4-Janvier. Un stade champêtre, sans tribune, où les spectateurs se massent le long des mains courantes ou derrière les buts.

Alors que le match a déjà commencé, des fans se pressent à la porte pour tenter d'entrer dans l'enceinte du stade. Beaucoup ne voulaient pas payer, ceux qui n'avaient pas de billet n'ont pas réussi à entrer, la porte a cédé provoquant une bousculade. Une bousculade passée inaperçue sur la pelouse, où la rencontre s'est poursuivie jusqu'à son terme avec la victoire du Recreativo.

Selon le président du club de Santa Rita, les responsabilités sont claires : c'est la faute de la police, il fallait tout simplement, dit-il, élargir le cordon de sécurité à l'entrée du stade. Le ministère angolais des Sports a aussitôt demandé à la Fédération nationale de football une enquête pour prendre les mesures nécessaires et déterminer les causes de ce drame.

Un drame qui n'est pas malheureusement sans précédent sur le continent : 127 personnes avaient péri dans un stade d'Accra au Ghana dans un mouvement de foule en 2001. En 2009, on avait déploré 19 morts à Abidjan lors d'une bousculade lors d'un Côte d'Ivoire-Malawi, match de qualification pour la Coupe du monde.


Témoignage

La rédaction lusophone de RFI a recueilli le témoignage d'une personne qui se trouvait dans la foule devant le stade et qui met en cause les forces de l'ordre : « Je voulais aller voir le match, mais quand je suis arrivé sur place, il y avait un grand dispositif policier. Ils ne voulaient pas savoir si on avait un billet ou pas. Ils ont tout simplement commencé à pousser les gens et, plus tard, ils ont même utilisé du gaz lacrymogène. Cela a fait en sorte que beaucoup de personnes sont tombées par terre et tout le monde voulant se sauver, ceux qui étaient au sol ont été écrasés. Moi je ne suis pas parvenu à rentrer dans le stade parce que l'incident s'est déroulé à l'extérieur. D'ailleurs, la grande majorité des personnes, voyant que quelque chose se passait, ont commencé à avoir peur de rentrer dans le stade. J'étais avec un ami qui, malheureusement, est mort sur place ».

À consulter: Une catastrophe « sans précédent dans l’histoire du football angolais »

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