[Reportage] RDC: au siège de l'UDPS de Limeté, l'hommage des militants à Tshisekedi

Des militants devant le siège de l'UDPS à Limeté le 2 février au lendemain du décès d'Etienne Tshisekedi.
© Junior KANNAH / AFP

Une chapelle ardente est érigée au rez-de-chaussée du siège de l'UDPS dans la commune de Limeté. De nombreux sympathisants et membres du parti se rendent en ce lieu pour honorer la mémoire du père de la démocratie en RDC en attendant le retour de sa dépouille à Kinshasa, dont la date n’est toujours pas connue.

Des bougies à même le sol, des fleurs. Au milieu de la pièce se trouve une chaise devant une table recouverte d'une nappe. Le livre des condoléances et un stylo sont posés dessus. En face, le portrait d'Etienne Tshisekedi. Ici, les murs gardent encore les séquelles de l'agression meurtrière d'une certaine nuit de septembre 2016.

La présence d'Alex Mutanda, un ancien secrétaire général du parti, provoque de l'agitation. Indésirable, il est évacué après d'âpres négociations entre le secrétaire général actuel Jean-Marc Kabund et une foule furieuse qui qualifie Mutanda de traître.

Jean-Marc Kabund confie ensuite que la journée du 15 février sera spéciale. « Les combattants vont non seulement se recueillir sur la mémoire du président Tshisekedi mais aussi mêler à ces chagrins la joie du 35ème anniversaire de notre parti », explique-t-il.

Depuis l'annonce du décès d'Etienne Tshisekedi à Bruxelles le 1er février, les militants de l'UDPS viennent nombreux au siège du parti pour pleurer leur leader dont un portrait géant est placé dans la cour intérieure.
 


 ■ Persona non grata

Tout le monde n'est pas le bienvenu dans la chapelle ardente érigée par l'UDPS. La majorité présidentielle n'a pas été prévue dans le programme partiel élaboré par les dirigeants de la formation politique pour la signature du livre des condoléances et le recueillement au siège du parti. Une décision prise afin de ne « pas exacerber la tension qui existe déjà » selon Jean-Marc Kabund-a-Kabund, le secrétaire général de l'UDPS.

Ne pas exacerber la tension qui existe déjà.

Jean-Marc Kabund-a-Kabund
13-02-2017

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