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Mali

Mali: un bus de civils explose sur une mine dans la région de Gossi

L'intervention de Barkhane au profit des victimes civiles ce 19 février 2017.
© @Barkhane

L'explosion d'une mine dimanche au Mali qui a touché un bus transportant des dizaines de civils a fait au moins un mort et 14 blessés. L'explosion a eu lieu dans la région de Gossi au sud-ouest de Gao. Très vite les secours se sont organisés et les lieux ont été sécurisés. Les forces armées maliennes, la Minusma et la force française Barkhane se sont déployées sur les lieux de l'explosion. Les blessés sont toujours soignés à GAO, neuf ont été stabilisés mais cinq autres soignés à l'hôpital militaire de Barkhane sont toujours dans un état grave et leur pronostic vital est engagé.

Il est 6h du matin dimanche 19 février quand un bus de la compagnie Nour Transport saute sur une mine sur l'axe Hombori Gossi. A bord se trouvent des dizaines de passagers. Le bilan est lourd. Les autorités demandent l'aide de la mission des Nations unies et de l'opération Barkhane qui déploient plusieurs hélicoptères avec des équipes médicales à bord.

Les blessés sont évacués rapidement à 150 km de là, sur la ville de Gao. Les plus gravement touchés sont soignés par les militaires français, les autres sont pris en charge par le Comité international de la Croix rouge. Certains sont toujours en état de choc, une équipe de psychologues doit leur rendre visite ce lundi. « C’est une situation inattendue pour eux, raconte Fortuna Katula, chef de projet par intérim pour le CICR à Gao. C’est pour cela que justement, beaucoup d’entre eux ont manifesté cet état de peur, de torpeur. C’est pour cela que nous allons intervenir pour accompagner les blessés qui sont dans un état de choc. »

Le bus de passagers a t-il été visé de manière intentionnelle ? Ou a t-il sauté sur une mine destinée à un convoi militaire ? Pour la force Barkhane, il s'agit d'ores et déjà d'un acte terroriste.

Nous avons déployé trois hélicoptères sur place avec un à leur bord 22 militaires dont des équipes médicales pour prendre en charge les blessés...

Lieutenant-colonel Philippe, porte-parole de l'opération française Barkhane.
20-02-2017 - Par Marie-Pierre Olphand

 

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