Sénégal: nouvelle audition du maire de Dakar sur la gestion de fonds publics

Palais de justice de Dakar, Sénégal.
© RFI / Carine Frenk

Deuxième journée d'audition pour le maire de Dakar devant les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (DIC). Khalifa Sall est interrogé sur la gestion d'un fonds de sa mairie, gestion mise en cause dans une enquête d'un organisme de contrôle de l'Etat. Il a de nouveau dénoncé une tentative d'intimidation de la part de la coalition au pouvoir, qui rejette les accusations.

A la sortie du tribunal de Dakar, ce mercredi, après une audition qui aura de nouveau duré toute la journée, Khalifa Sall le maire de la capitale sénégalaise a expliqué que la caisse d'avance de sa mairie ne servait qu'à une seule chose : soutenir les citoyens sénégalais et les institutions. « L’intimidation, le dénigrement, ne passeront pas parce que j’ai été irréprochable ».

La convocation du maire de Dakar fait suite à une enquête menée sur 18 mois par l'IGE, l'Inspection générale d'Etat, concernant la gestion des « caisses d'avance », un fonds public existant au sein de chaque mairie du Sénégal. Le camp de Khalifa Sall estime que la convocation de l'élu est une manœuvre politique pour écarter ce probable candidat à la présidentielle de 2019. Ses alliés citent les noms du président Macky Sall et d'Ousmane Tanor Dieng, secrétaire général du Parti socialiste, auquel appartient également Khalifa Sall.

Le porte-parole du parti, Abdoulaye Wilane, rejette les accusations : « C’est totalement faux, malveillant, à la limite malhonnête, que de parler ainsi. Ousmane Tanor Dieng est le secrétaire général du Parti socialiste, il ne sait - comme moi - rien de ce qui a été à l’origine de ces derniers développements, à part ce que nous savons par la presse et c’est des bribes ».

Le maire de Dakar est ressorti libre ce mercredi, mais l'enquête le concernant, elle, se poursuit.

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