Le Maroc crée une «police de l'environnement»

Les membres des délégations internationales jouent avec un ballon géant à l'extérieur de la conférence climatique COP22 le 18 novembre 2016, à Marrakech, au Maroc.
© FADEL SENNA / AFP

Dans le domaine de l’écologie, le Maroc fait souvent figure de bon élève sur le continent africain. Le royaume a accueilli la COP 22 en novembre dernier et il vient de créer sa police de l’environnement. Cette unité doit lutter contre les infractions environnementales.

Pollution atmosphérique, déversement des eaux usées… Ces infractions seront bientôt traquées au Maroc. Des policiers vont contrôler les décharges et les stations d’épuration. Ils verbaliseront s’il y a une atteinte aux normes environnementales.

La première unité de cette police vient de voir le jour. Elle compte 40 personnes. Pour l’instant installée à Rabat et bientôt amenée à quadriller le territoire marocain. Cette unité sera reconnaissable. Elle circulera à bord de voitures vertes et noires. Les Marocains pourront lire « police de l’environnement » sur les véhicules. Une inscription en français et en arabe.

Avant d'aller sur le terrain, ces policiers vont être formés. La réglementation marocaine sur l’environnement ne doit plus avoir de secret pour eux et ils travailleront en collaboration avec la police, la gendarmerie et le ministère de la Justice. La justice, car ceux qui sont verbalisés peuvent aussi être condamnés.

Scepticisme des ONG

Certaines ONG de défense de l'environnement font toutefois part d'un certain scepticisme quant à la mise en œuvre de ces mesures. Ainsi l’association marocaine « Homme et environnement » réclame davantage. Un département uniquement dédié à ces infractions au sein de la justice.

Pour Najib Bachiri, président de l’association, le chemin est encore long. « On a beaucoup de lois, mais à la fin elles sont dans les tiroirs du gouvernement. Le Maroc, je pense, est parmi les pays, surtout en Afrique, qui a signé la plupart des conventions internationales dans le domaine de l’environnement. Mais il faut avoir une vraie volonté écologique. Nous en sommes loin. Nous n’avons pas vraiment de juges verts. C’est un vide. Il faut vraiment essayer de trouver un moyen de créer, en parallèle de cette police de l’environnement, un département au sein de la justice marocaine qui, évidemment, sera spécialisé dans le domaine des infractions écologiques. »
 

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