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Cameroun

Cameroun: journée «ville morte» bien suivie dans les zones anglophones

Les habitants de Bamenda (photo), dans l'ouest du Cameroun, ont majoritairement respecté l'appel à déserter les rues et à rester chez eux.
© Wikimedia Commons

Ce lundi 27 février 2017 est une journée « ville morte » dans les deux régions anglophones du Cameroun. Sans le sud-ouest et dans le nord-ouest du pays, les habitants considèrent leurs régions oubliées et marginalisées par les autorités.

La localité de Buéa a des allures de ville fantôme ce lundi. Tous les commerces ou presque sont fermés, les écoles aussi bien que dans certains établissements publics on pouvait apercevoir des élèves.

Mais selon les témoignages recueillis sur place, nous sommes loin des taux de fréquentation habituels. A l’université, c’est quasiment la même ambiance, quelques étudiants dévissent par petits groupes dans la cour. Dans les amphithéâtres, seul un tiers des étudiants, pour la plupart francophones, sont effectivement en cours.

Leurs camarades anglophones sont chez eux, solidaires de ce vaste mouvement de résistance inédit et qui dure depuis de longs mois. C’est quasiment une forme de bras de fer avec le pouvoir central de Yaoundé dont les uns, les autres disent attendre des signaux forts dans la prise en compte de leur identité. Une identité héritée de l’époque de l’administration britannique dans les modes de gouvernance et d’administration du pays.

Beaucoup reconnaissent que ces journées « ville morte » leurs coûtent cher. Et elles font peser le risque d’une année blanche pour les étudiants et les élèves. Mais beaucoup se disent prêts à en assumer le prix.

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