L'Initiative africaine pour les énergies renouvelables se réunit à Conakry

En Guinée, dans les rues de Conakry, les poteaux électriques sont désormais coiffés de coffrets qui relient les habitations à l’électricité.
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Après Paris en marge de la COP21, après Addis Abeba, en marge du sommet de l'Union africaine fin janvier présidé par Alpha Condé, c'est à Conakry que l'Initiative africaine pour les énergies renouvelables (IAER) se réunit. Trois jours où les partenaires techniques associés aux dix bailleurs de fonds définiront les projets futurs. Trois jours de travaux pour lancer la phase opérationnelle du projet. Une opportunité pour la Guinée, pays avec d'importantes potentialités énergétiques quasiment inexploitées à ce jour.

Electrifier le continent, c'est l'objectif que se sont fixés les chefs d'Etat africains à Paris en marge de la COP21. Un an et demi plus tard s'ouvre à Conakry l'étape opérationnelle. Que faire avec les promesses de don des dix bailleurs de fonds ? Quel projet faut-il sélectionner ?

Il y a urgence, rappelle dans son discours le président guinéen Alpha Condé. Car à ce jour, l'électricité est dans certains pays une ressource rare. « Plus de 650 millions d’Africains n’ont pas accès à l’énergie. L’Initiative de l’Afrique pour les énergies renouvelables vise à déployer au moins 10 gigawatts de capacités nouvelles d’ici 2020. »

Et au-delà, 300 gigawatts devraient être installés d'ici 2030. Un projet qui pourrait bénéficier à la Guinée, surnommée le château d'eau de l'Afrique de l'Ouest.

« La Guinée a un potentiel de 6 000 mégawatts d’hydroélectricité. Donc elle est au cœur du potentiel d’énergie dans la sous-région, explique Kabiné Komara, le haut-commissaire de l'OMVS, l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal. Et la valorisation de ces importantes ressources passe nécessairement par la levée de fonds. Cette initiative qui prévoit de mettre en place 10 milliards est une aubaine à saisir pour la Guinée et pour ses pays voisins. »

Pour l'heure, environ un Guinéen sur quatre à accès l'électricité, selon les dernières données de la Banque mondiale.