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RDC

RDC: le Rassemblement de l'opposition choisit ses leaders

Félix Tshisekedi, le fils de l'opposant historique, prend la tête de la présidence politique du Rassemblement (photo d'archives).
© AFP PHOTO / BELGA / VIRGINIE LEFOUR

En RDC, un mois après la mort de son leader Etienne Tshisekedi, et après plus de 10 jours d'âpres négociations, le Rassemblement de l'opposition a finalement désigné sa nouvelle direction. Au lieu du seul président du Conseil des Sages, cette coalition de l'opposition dispose désormais de deux présidents. Une présidence politique et une présidence stratégique.

Félix Tshisekedi, le fils de l'opposant historique, à la tête de la présidence politique. Pierre Lumbi, ex-ministre et favori de l'autre poids lourd du Rassemblement à la tête du Conseil des Sages. C'est donc pour la solution d'une double présidence qu'a opté le Rassemblement, une façon de résoudre le casse-tête des ambitions des différentes composantes de cette coalition et notamment du G7 et de l'UDPS.

Autre nouvelle instance : le Comité de coordination, un poste qui pourrait être dirigé par Martin Fayulu pour représenter cette fois la Dynamique de l'opposition. Seront désignés ensuite 3 vice-présidents et 4 coordonnateurs adjoints, de quoi trouver de la place pour tout le monde.

Au final c'est une modification complète de la structure du Rassemblement telle qu'elle avait été conçue lors de sa création en juin dernier. Cette multiplication des postes va-t-elle résoudre la crise de leadership du Rassemblement ? Difficile à dire. Cette restructuration ne fait pas l’unanimité au sein du mouvement. Au moins deux des neuf plateformes signataires de l’accord de Genval, acte fondateur du Rassemblement, s’opposent au choix qui a été fait. D’autres redoutent que l’éclatement de la structure du Rassemblement ne dénature totalement cette coalition de l’opposition.

Prochaine étape désormais : saisir les évêques, médiateurs dans cette crise politique, pour leur donner le nom du président du Conseil des Sages. Car, selon l'accord du 31 décembre, il doit prendre les rênes du Conseil national de suivi, et proposer un Premier ministre à Joseph Kabila. Relancer ainsi tout le processus bloqué depuis le décès d'Etienne Tshisekedi.

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