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Tchad Telecom

Tchad: mobilisation citoyenne contre une taxe sur les communications

Au Tchad, téléphoner coûte de plus en plus cher, estime le Collectif contre la vie chère.
© Photographer: Nadine Hutton/Bloomberg via Getty Images

Beaucoup de personnes n'étaient pas joignables hier, jeudi 2 mars, au Tchad. Ils ont répondu à un appel au boycott du réseau lancé par le Collectif tchadien contre la vie chère (CTVC), un mouvement qui vise à protester contre de nouvelles taxes appliquées depuis le début de l'année qui rendent les communications, déjà prohibitives, trop chères.

Depuis le début de cette année, une nouvelle taxe a fait son apparition dans le secteur des communications. Les usagers du téléphone mobile doivent payer à chaque recharge 18% de taxe en plus de leur crédit de communication. Une mesure qui énerve : « Même bien avant cette taxe, la population se plaint. Et encore avec cette taxe, on ne sait pas ce que le pays nous veut... »

« J’ai deux téléphones, donc je les éteins depuis le matin. Subitement, nous dit qu’on nous taxe à chaque fois qu’on appelle. Dans la journée, tu peux appeler six fois, sept fois, dix fois. On t’enlève de l’argent. C’est incompréhensible pour moi. Ça, c’est ruiner davantage les gens franchement. S’il y a d’autres actions, je vais les suivre. »

Fermer le téléphone

A l’appel du Collectif tchadien contre la vie chère, les Tchadiens étaient invités à fermer leur téléphone toute la journée d’hier jeudi. Ce jeudi en fin de journée, le coordinateur du collectif à l’origine de l’appel au boycott, Dingamnayel Versini, estime qu’il est encore tôt pour faire un bilan : « Les Tchadiens nous ont écoutés pour cette fois-ci. Pour l’instant, c’est trop tôt pour vous dire que le bilan est probant et satisfaisant. Ultérieurement, nous vous donnerons des résultats chiffrés. »

Il est en effet difficile d’évaluer le boycott parce que les opérateurs ne communiquent pas sur leurs pertes, et surtout que la campagne de communication autour de la journée n’a pas bien marché. Beaucoup de Ndjamenois que nous avons interrogés ont dit simplement qu’ils n’étaient pas... au courant.

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