RDC: arrestation du chef de la secte Bundu dia Kongo

La Croix-Rouge congolaise et internationale a fini par avoir accès à la résidence de Muanda Nsemi à Joli Park pour évacuer les blessés en début d'après-midi, mardi 14 février.
© RFI / Sonia Rolley

En République démocratique du Congo (RDC), après trois semaines de siège, les forces de police ont lancé à Kinshasa, vendredi 3 mars, un assaut contre le siège de la secte chrétienne Bundu dia Kongo (BDK), fondée dans les années 1980. Cette intervention policière s’est soldée par la mort d’au moins trois fidèles de la secte et d’un policier. Né Mwanda Nsémi, prophète autoproclamé du BDK à qui les autorités reprochent la responsabilité d’attaques meurtrières au Congo central, ainsi que son épouse, ont été arrêtés. Ce prophète autoproclamé est également un élu du Parlement.

Des verres cassés et quelques masques à gaz posés sur un bouclier anti-émeute de la police, deux voitures calcinées ou encore des murs noircis par le feu sont quelques-unes des traces, ce samedi matin, que RFI a pu voir au lendemain de cet assaut sur la résidence du député Né Mwanda Nsémi.

Tout autour, une quinzaine de policiers montent toujours la garde. Cet assaut a duré « plus de six heures » pour réussir à « interpeller le député vivant », affirme la police qui rappelle que Né Mwanda Nsémi refusait de se rendre pour être interrogé sur ses appels au soulèvement.

Au final, selon le chef de la police de Kinshasa, le général Celestin Kanyama, trois civils et un policier ont été tués. Aucun chiffre pour les blessés n’a, par contre, été rendu public.

« Il y a plusieurs blessés civils et policiers », stipule le communiqué officiel de la police qui affirme avoir également saisi trois armes et plusieurs munitions.

Enfin 307 civils, adeptes de Bundu Dia Kongo, se sont rendus à la police en même temps que leur chef spirituel. Selon le communiqué de la police, tous ont été relâchés. Par ailleurs, 137 personnes résidant au Congo central, auraient été raccompagnées chez elles par le gouverneur de cette province.

Enfin, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement, affirme que le député Né Mwanda Nsémi, en procédure de flagrance, doit être déféré devant le Parquet.

S’agissant d’un député, il y a une procédure spécifique qui s’applique et qui serait en cours, selon les autorités.