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Madagascar

Madagascar: travail de sensibilisation des populations avant le recensement

Un village malgache aux cases fabriquées avec des matériaux traditionnels, au nord de la Grande Ile.
© malango-madagascar.com

A Madagascar, le dernier recensement remonte à 1993. C’est peut dire que le prochain, qui doit débuter en octobre prochain, est très attendu. Pourtant, une grande partie de la population malgache, rurale surtout, se montre réticente face à la venue d'enquêteurs non locaux pour ce recensement. Il y a tout un travail de sensibilisation à effectuer. En cette fin de semaine, les femmes parlementaires étaient conviées à un atelier organisé par le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) et l’Institut national de la statistique (INSTAT).

Gouvernement et bailleurs sont à pied d'œuvre pour mettre en place les outils qui permettront de recenser les Malgaches par genre, tranche d'âge ou zone géographique, d'ici quelques mois.

La réussite du recensement passera, toutefois, par une sensibilisation des populations en amont. Les femmes parlementaires étaient conviées, vendredi 3 mars, à un atelier dont le but est qu'elles convainquent leurs concitoyens des avantages du recensement et les rassurent sur la venue prochaine d'enquêteurs chargés de les questionner sur leur foyer.

« Le recensement, c'est un médicament capable d'améliorer l'économie du pays, le niveau social et la santé de la population ». Nous devons cette définition à Clément Rajaonera, directeur général de l'Institut National de la Statistique. A sept mois du recensement général de la population et de l'habitation, il préconise de mettre l'accent sur la communication et la sensibilisation des populations.

« Il faut que les gens connaissent vraiment pourquoi nous faisons un recensement, quels sont les enjeux, quel est l'intérêt du pays pour le faire ? On va commencer par avec les femmes parlementaires parce que les femmes sont vraiment le noyau de la famille. Ce sont elles qui génèrent toutes les conversations et qui émettent les paroles dans lesquelles on a confiance », a-t-il précisé.

Une influence que confirme Lydia Rahantasoa, présidente du réseau des femmes parlementaires de la Francophonie, et députée TIM du district de Manjakandriana.

« Nous sommes déterminées à sensibiliser la population dans les 29 districts d'où nous sommes élues. Nous sommes issues de cette population rurale. Avec nous, il y a moins de réticences, car on se connait mutuellement, de village en village. C'est par notre statut de parlementaires, par la force de la parole que nous essayons de faire cette influence auprès de la population », a-t-elle déclaré.

Au cours de cet atelier, les parlementaires ont pu s'informer sur les différents messages à véhiculer dans les circonscriptions. Ces prochains mois seront décisifs pour sensibiliser, impliquer les Malgaches et éviter que ce recensement ne se solde par un échec, comme lors des quatre dernières tentatives.

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