Mali: négociations à Tombouctou sur l'investiture des autorités intérimaires

Un Casque bleu de la Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali, à Tombouctou, le 19 septembre 2016.
© SEBASTIEN RIEUSSEC / AFP

Au Mali, la situation à Tombouctou s'est un peu apaisée. Des négociations sont en cours avec le gouvernement pour essayer de trouver une solution après l'annulation, au matin de ce lundi 6 mai, de l’investiture des autorités intérimaires.

Il n'y a plus de tirs d'armes automatiques à Tombouctou depuis le milieu de la matinée de ce lundi. Le Congrès pour la justice dans l’Azawad (CJA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA) - deux groupes armés contestataires - ont finalement fait taire les armes, mais conservent toujours leurs positions dans, au moins, trois checkpoints normalement tenus par l'armée malienne, aux abords de Tombouctou.

L'ONU de son côté a condamné la rupture du cessez-le-feu et appelé les groupes armés à libérer immédiatement les check-point occupés.

Dans la ville, les commerces sont fermés, mais la population a recommencé à circuler.
Des négociations sont en cours entre le gouvernement du Mali et ces groupes armés pour essayer de trouver une issue. Tombouctou et Taoudéni sont les deux dernières régions où des autorités intérimaires doivent être investies.

« Pas question de revenir sur les nominations au niveau régional », affirme-t-on dans l'entourage du ministre malien de la Réconciliation nationale, mais des efforts pourraient être consentis à des niveaux inférieurs.

Le CJA pourrait, par exemple, obtenir des représentants supplémentaires pour administrer des cercles ou des communes. C'est de cette façon que le Mali est découpé de manière administrative.

Des négociations sont toujours en cours et on ne dispose pas, pour l'instant, d'une date de report de l'investiture. Une réunion est prévue ce mardi matin à 9h entre le gouvernement et les groupes armées contestataires.