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Gabon Cyclisme

Sanctions après le boycott des cyclistes gabonais de la Tropicale Amissa Bongo

Le peloton de la Tropicale Amissa Bongo lors de l'édition 2016.
© Photo : Tropicale Amissa Bongo

Au Gabon, les autorités sont particulièrement en colère contre l'équipe nationale de cyclisme qui a boycotté à la dernière minute le coup d'envoi de la 12e édition de la course cycliste internationale, la Tropicale Amissa Bongo. Le commissaire de l'Union cycliste internationale (UCI) a exclu le Gabon de la compétition qui a pris fin ce dimanche 5 mars. La ministre des Sports, Nicole Assélé a annoncé une série de sanctions assimilable à un véritable coup de balai dans la maison.

Les autorités gabonaises n'ont visiblement pas digéré le boycott organisé par les cyclistes gabonais. Le 27 février dernier, les cyclistes gabonais ont refusé de s'élancer dans la course. Tous ont unanimement boycotté le départ pour exiger le paiement des primes de participation à plusieurs compétitions durant deux ans. Ils boudaient aussi la qualité des vélos et un entraînement bâclé, depuis le départ de leur coach, l'ex-gloire espagnole Abraham Olano.

« Ils ont humilié la nation »

« Ces cyclistes ont manqué à un devoir patriotique, ils ont humilié la nation », a d'abord réagi le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Alain Claude Bilie By Nze. Les sanctions promises sont finalement tombées. Les cyclistes sont radiés à vie des équipes nationales. Le directeur technique sera limogé dès le prochain conseil des ministres.

« Les cyclistes africains d'année en année confirment. Nous avons vus dans les différentes étapes que souvent ce sont eux qui attaquent », s'est félicité devant la presse le président gabonais Ali Bongo. Il a en revanche éludé la question de la défection de l'équipe nationale.

Le président de Fegacy, la Fédération gabonaise de cyclisme, Nazaire Embinga est sommé de démissionner. Son cas risque cependant de mettre le Gabon sur le banc des accusés. La Fegacy est une association autonome. L'Union cycliste internationale risque de condamner le Gabon pour ingérence dans les affaires de la fédération.

Ephrène Ekobena sous le choc

Ephrène Ekobena, qui court dans la sélection depuis ses 18 ans, sous le choc. Il n’a désormais plus le droit de porter le maillot vert-jeune-bleu. Les autorités gabonaises étaient alertées du problème des primes impayées.

Au ministère des Sports on dit avoir découvert ces revendications la veille du départ de la course. La ministre demande au président de la Fédération nationale de démissionner… « Je ne bougerai pas », répond Nazaire Embinga qui dénonce une « ingérence inacceptable » dans les affaires de la fédération
«Quand l'équipe est revenue du Maroc, madame le ministre nous a reçus et on lui a remis en mains propres un document qui écrivait de manières claires nos revendications»
07-03-2017 - Par Carol Valade

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