L'UE menace la RDC de nouvelles sanctions

Pour l'Union européenne, rien ne doit offrir de prétexte pour remettre en cause le processus de transition en RDC.
© REUTERS/Francois Lenoir

Alors que le rapatriement du corps du leader de l'opposition congolaise, Etienne Tshisekedi, est désormais reporté sine die, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne étaient réunis lundi 6 mars à Bruxelles. Ils ont communiqué leurs conclusions sur la situation en RDC : la transition politique doit se faire, disent-ils. L'UE redit également son inquiétude également concernant les droits de l'homme et des enfants sur place.

Avec notre correspondante à Bruxelles,  Laxmi Lota

Ni la disparition du leader de l'opposition, Etienne Tshisekedi, ni la situation sécuritaire ne doivent offrir de prétexte pour remettre en cause le processus de transition, peut-on lire dans les conclusions du Conseil. L'Union européenne note des priorités, comme la nomination urgente d'un Premier ministre issu du Rassemblement de l'opposition.

Tout comme le Conseil de sécurité de l'ONU, l'UE s'inquiète par ailleurs des informations récentes faisant état de violations graves des droits de l'homme commises par les milices locales dans les provinces du Kasaï. Le texte parle du recrutement et de l'utilisation illicite d'enfants soldats, ainsi que du meurtre de civils par des membres des forces de sécurité de la RDC. Les Européens ont pris note de différents rapports à ce sujet : ONG, Nations unies...

De nouvelles sanctions pourraient d'ailleurs être prises à l'encontre des forces de l'ordre et des autorités si le blocage politique et les violences se poursuivent. L'Union européenne avait pris en décembre des mesures contre sept hauts responsables sécuritaires pour la répression de septembre 2016 à Kinshasa.


■ Réaction des autorités congolaises

En réponse à cette inquiétude de l’Union européenne face à la crise politique en cours et à sa demande d'applicaiton de l'accord signé le 31 décembre, les autorités de RDC dénoncent la mauvaise foi de l’Union européenne dans ses critiques.

La majorité présidentielle ne va rien bloquer.

Aubin Minaku
07-03-2017 - Par Léa-Lisa Westerhoff

 

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