Burkina Faso: mobilisation des enseignants pour plus de sécurité dans le Nord

Une salle de classe d'une école au Burkina Faso (photo d'illustration).
© edukafaso.jimdo.com

Au Burkina Faso, des enseignants, des attachés d'éducation et des élèves ont marché silencieusement dans les rues de Ouagadougou pour rendre hommage au directeur de l'école de Kourfayel, Salif Badini, abattu la semaine dernière par des hommes armés. La marche s'est achevée par un sit-in devant le ministère de l'Education nationale où un message a été transmis au ministre Jean Martin Coulibaly. Dans plusieurs villes et localités du pays, les enseignants ont également manifesté pour exiger plus de mesures de sécurité dans le nord du Burkina Faso.

Les enseignants et agents de l'éducation ont marché silencieusement dans les rues de Ouagadougou pour rendre hommage à leur collègue Salifou Badini, abattu la semaine dernière, et exiger des mesures supplémentaires de sécurité au nord du pays.

« Depuis que les jihadistes ont menacé dans le Nord, nous avons attiré l’attention des autorités quant à la situation. Mais, malheureusement, ils ont laissé notre camarade, qui a été froidement abattu dans son service », dit l’un d’eux. « Si le gouvernement arrive à garantir la sécurité de chaque établissement, ajoute un autre, nous pouvons essayer de voir, mais sans ça, nous avons le moral aux talons et nous concluons de partir. »

Face aux enseignants, qui ont manifesté leur mécontentement par moments avec des cris, le ministre de l'Education nationale Jean Martin Coulibaly a rappelé les mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la sécurisation des écoles, et demandé une franche collaboration des enseignants au niveau des renseignements dans le cadre de la lutte anti-terroriste : « Il y a eu des renforts qui ont été installés pour accentuer la fréquence des patrouilles que pourront effectuer les forces de l’ordre, que nous voyons comment, en tant de Burkinabè, patriotes, nous pouvons aider nos forces de défense et de sécurité ».

Plusieurs villes et localités du pays ont observé cette journée de deuil et exigé plus de décisions politiques permettant aux forces de défense et de sécurité d'être efficaces sur le terrain.