Maroc: poursuite de la politique de régularisation des migrants clandestins

Un migrant africain blessé par les barbelés coupants mis en place par les autorités espagnoles pour empêcher l'accès aux enclaves de Ceuta et Melilla (photo d'archives).
© REUTERS/Juan Medina

En pleine offensive africaine, le Maroc poursuit sa politique de régularisation à destination des migrants clandestins. Selon les derniers chiffres officiels, plus de 18 000 demandes ont été déposées depuis le mois de décembre dernier. Le royaume chérifien avait en effet lancé à cette date une nouvelle vague de régularisation pour les clandestins, comme il l'avait fait en 2014.

Traditionnellement pays de transit pour les candidats africains au départ vers l'Europe, le Maroc s'est progressivement transformé en pays d'installation, notamment économique.

Mais aujourd'hui militant actif de l'intégration africaine, le Maroc se montre soucieux de donner un visage plus humain envers les migrants clandestins - en 2013, le royaume chérifien s'était doté d'une politique migratoire, avec la création d'un ministère dédié pour traiter des conditions de régularisation mais aussi d'intégration socio-économique de ces immigrés comme l'accès simplifié à l'école, à la santé - à l'époque, 25 000 personnes s'étaient vues attribuer une carte de séjour, valable 1 an.

Cette année, le roi Mohammed VI a ordonné que les titres de séjour passent de 1 à 3 ans de validité, répondant ainsi à l'une des principales revendications des associations de défense des migrants.

Avec ses 34 millions d'habitants, les migrants représentent, selon les chiffres officiels, plus de 3% de la population au Maroc. Encore un grand nombre espère pourtant passer en Europe via les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, ou de tenter la traversée du dangereux détroit de Gibraltar, séparant l'Afrique de l'Europe de seulement 14 km.