Madagascar: des villages encore isolés, le bilan du cyclone pourrait s’alourdir

A Antalaha 53 000 sinistrés sont sinistrées, Le cyclone a balayé le nord-est de l'île pendant près de 8 heures.
© © CARE Antalaha

A Madagascar, le bilan après le passage du cyclone Enawo continue de s’alourdir : 50 morts, 20 disparus et 176 000 sinistrés. Ce sont les derniers chiffres du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes naturelles (BNGRC). Un bilan qui va s’aggraver.

Dans les zones les plus reculées du nord-est de la Grande Ile, les informations parviennent au compte-gouttes jusqu’au BNGRC, le bureau national de Gestion des risques et des catastrophes. Routes inondées, manque de moyens de transport. Après le passage d’Enawo, certains villages sont encore coupés du reste du pays.

Une équipe du BNGRC et des Nations unies chargée de la coordination en cas de catastrophe vont se rendre ce dimanche après-midi à Maroantsetra, dans le nord-est, pour justement évaluer le nombre de sinistrés et les éventuelles victimes.

Le bilan risque donc de s’alourdir, car c’est la région du nord-est qui a été plus durement touchée par le cyclone. A Antalaha, où l’on dénombre 53 000 sinistrés, Enawo a perduré pendant près de 8 heures.

Les ONG et l’Etat malgache continuent d’envoyer des vivres dans les régions touchées par le cyclone : 250 tonnes de riz et 125 tonnes de légumes ont été distribuées. Mais les besoins restent énormes indique le Bureau national de gestion des catastrophes naturelles.


Des sites d'hébergement mis en place dans la capitale

A Tanjombato, dans le sud d'Antananarivo, une dizaine de tentes bleues de 20 mètres carrés s'alignent sur ce qui est habituellement un parking. A l'intérieur, 1 300 sinistrés du cyclone Enawo manquent de place mais surtout de nourriture, explique Samueline, une des sinistrées. « Nous avons seulement un peu de riz et de céréales, une fois dans la journée. Ce n'est pas suffisant pour nourrir nos enfants. Nous avons besoin de vivres et de couvertures. »

Mais les 80 sacs de riz distribués par le gouvernement sont déjà vides, explique le chef du quartier. Germaine est venue se réfugier ici avec ses 7 enfants. « Jeudi soir, la rivière est sortie de son lit, raconte-t-elle. En à peine trois heures, toutes les rizières étaient inondées. Les secours sont arrivés avec des vedettes pour nous évacuer. Maintenant, le gouvernement nous demande de quitter le site mais nous ne pouvons pas. Nos maisons sont fissurées et inondées, c'est trop risqué de rentrer, surtout avec les enfants... mais on ne nous laisse pas le choix. »

Même si la capitale est maintenue sous un avis de menace d'inondation, dimanche, 13 sites d'hébergement ont déjà fermé leurs portes. Le bureau de gestion des risques et des catastrophes naturelles a fait savoir que le niveau des trois rivières qui traversent Antananarivo a « enclenché une phase de descente, de ce fait les habitants évacués devront regagner leur maison dans les jours à venir ».

Nous avons constaté que l'agriculture a été beaucoup touchée à Antalaha...

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13-03-2017 - Par RFI

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