Niger: des militants de Boko Haram devant la Justice, mais sans avocats

Vue aérienne de Niamey
© Wikimedia Commons/Jean Rebiffé

Au Niger, c'est ce samedi 11 mars que s'est terminée la première session organisée pour juger les personnes arrêtés dans le cadre de la lutte contre Boko Haram. Une centaine de prévenus poursuivis pour des délits ont été jugés. Une nouvelle session doit avoir lieu le 20 mars pour juger ceux qui sont accusés de crimes. La plupart des personnes jugées dans cette première session n'avaient pas d'avocat. En matière de délit, la présence d'un conseil n'est pas obligatoire. Mais elle l'est en matière criminelle ; ceux qui sont appelés à comparaître le 20 devront donc en avoir un. Il faut tout mettre en oeuvre pour que tous ceux qui comparaissent dans ces dossiers aient des avocats, quels que soient les faits qui leur sont reprochés, insiste maître Rabiou Oumarou, qui a, lui, été mandaté par certains inculpés dans ce dossier.

La plupart des personnes n'ont pas les moyens d'avoir un conseil digne de ce nom.
Maître Rabiou Oumarou, avocat de plusieurs prévenus
12-03-2017 - Par Marie-Pierre Olphand