La Libye et son patrimoine à l’honneur d’un festival à Tunis

Les dunes de Tadrart Acacus, une zone désertique de l'ouest libyen.
© galuzzi.it/wikimedia.org

Ce week-end avait lieu à Tunis un festival intitulé Pour la Libye. Organisé par les Instituts français de Libye et de Tunisie, cet événement culturel a réuni des artistes, mais aussi des chercheurs autour de plusieurs thématiques comme le patrimoine archéologique libyen. Un héritage menacé, et qui est largement méconnu.

Des peintures rupestres du Tadrart Acacus au théâtre romain de Sabratha, le patrimoine libyen est d'une richesse exceptionnelle. Mais il est aujourd'hui en danger, comme l'explique l'archéologue Khaled El Haddar, conseiller auprès du département des antiquités libyen. « Bien évidemment, le contexte et les conditions que vit la Libye de guerre; l'instabilité politique, se sont reflétés sur le patrimoine archéologique », expique-t-il.

En Libye, pas de destructions massives mais un manque de protection des sites antiques et un trafic de pièces archéologiques en pleine expansion. Face à ces menaces, Chiara Dezzi Bardeschi, qui a géré le programme culture de l'Unesco en Libye, compte sur mobilisation des populations locales : « Pendant les événements liés à la révolution beaucoup de sites ont été protégés par les communautés locales et encore aujourd'hui il y a beaucoup de sites qui continuent à avoir une considérable participation et contribution aussi par des volontaires. »

Mais la présence de groupes armés et les divisions qui minent le pays rendent la tâche difficile. L'année dernière, les cinq sites libyens classés à l'Unesco ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial en péril.

→ A (ré)écouter : Les trésors pillés de la Libye