RDC: deux employés de l’ONU et quatre Congolais enlevés dans le Kasaï-Central

La province du Kasaï-Central, en RDC, théâtre d'affrontements meurtriers, ces derniers mois.
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En République démocratique du Congo (RDC), deux employés des Nations unies sont portés disparus, depuis dimanche 12 mars, dans la région du Kasaï. L'un est Américain et l'autre, Suédois. Tous deux travaillent pour le groupe des experts en RDC. Ils étaient au Kasaï-Central depuis cinq jours et, selon un communiqué des autorités congolaises, ils auraient été enlevés par un groupe non encore identifié.

Michael Sharp, de nationalité américaine et Zahida Katalan de nationalité suédoise ainsi que quatre Congolais – trois chauffeurs de taxi moto et un interprète- ont été enlevés, dimanche, à environ 120 km au sud de Kananga, chef-lieu du kasaï-Central.

Selon les autorités congolaises, ces six personnes ont été kidnappées au niveau du pont de la rivière Moyo, sur la route de Tshimbulu. Ils auraient ensuite été conduits dans la forêt par des éléments non identifiés.

Qui est derrière cette attaque ? Les six personnes sont-elles en vie ? Pas de réponse à ces questions, pour le moment. Le porte-parole du gouvernement dit n'avoir encore aucune information vérifiée à ce sujet.

Seuls des témoins ont pu confirmer l'enlèvement, sans plus de détails. De même, la mission des Nations unies au Congo (Monusco) a affirmé que ces personnes sont pour le moment « portées disparues », sachant qu'il n'y a « ni revendication, ni demande de rançon ».

Depuis ce lundi matin, des patrouilles de l'ONU tentent en tout cas de retrouver ces six personnes, sans succès, pour le moment. Les autorités congolaises disent avoir ouvert une enquête.

Le Kasaï, dans le centre de la RDC, est secoué, depuis juillet dernier, par la rébellion de Kamwina Nsapu, du nom de leur chef traditionnel, tué en août, lors d'une opération militaire, après s'être révolté contre les autorités de Kinshasa. Parties de Kananga, capitale du Kasaï-Central, les violences entre les forces de l'ordre et les miliciens ont progressivement gagné les provinces voisines du Kasaï-oriental, du Kasaï et de Lomami. Ces violences ont fait plus de 400 morts.