Les polices de Bogota et Bamako mobilisées pour retrouver sœur Gloria

La police anti-enlèvement de Colombie, Gaula, se rend au Mali pour enquêter sur la disparition de soeur Gloria, ressortissante colombienne enlevée le 7 février près de Sikasso. (photo d'illustration)
© GUILLERMO LEGARIA / AFP

Les polices colombienne et malienne ont été mobilisées pour retrouver Gloria Narvaez, religieuse colombienne enlevée le 7 février dernier dans la région de Sikasso au sud du Mali, par quatre hommes armés se présentant comme des jihadistes. Bogota a envoyé à Bamako une mission technique spécialisée dans la lutte contre les enlèvements.

Avec la correspondante à Bogota, Marie-Eve Detœuf

C’est une première pour le Gaula, [Grupos de Acción Unificada por la Libertad Personal, NDLR], l’unité d’élite anti-enlèvement de la police colombienne. Deux de ses agents les plus expérimentés sont partis pour l’Afrique à la recherche de sœur Gloria, leur compatriote.

A Bogota, le Gaula reste évidemment très discret sur les opérations menées par la police malienne. Le Gaula connaît son métier, la Colombie a longtemps été championne toutes catégories en matière d’enlèvements. Au début des années 2000 le pays enregistrait plus de 3 000 prises d’otages par an. Paramilitaires, guérillas, délinquants, tous les groupes armés pratiquaient alors les enlèvements contre rançon.

On se souvient d’Ingrid Betancourt, la Franco-Colombienne restée six ans aux mains de la guérilla des FARC, qui est aujourd’hui en voie de démobilisation. L’année dernière, il n’y a eu que 205 enlèvements dans tout le pays. La Colombie a donc de l’expérience et des experts disponibles. Les polices de toute l’Amérique latine viennent se former aux techniques de la lutte anti-enlèvement dans l’école du Gaula près de Bogota.

Reste à savoir si les agents colombiens vont pourvoir aider la police malienne à retrouver sœur Gloria, disparue depuis plus d’un mois.