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Ouganda Justice

Ouganda: ouverture de l'avant-procès de l’ex-colonel de la LRA Thomas Kwoyelo

Thomas Kwoyelo, lors d'une première session d'avant-procès devant la Haute Cour de Justice de Kampala, en Ouganda, le 1er février 2017.
© GAEL GRILHOT / AFP

A Kampala, le premier procès d'un ancien commandant de la LRA, Thomas Kwoyelo, va s'ouvrir. Ce mardi 14 mars, se tenait son avant-procès. Alors que celui de Dominic Ongwen se tient en ce moment à La Haye, à Kampala c'est l'un des commandants du mouvement rebelle qui comparaît devant la division des crimes internationaux de la Haute Cour de Justice.

Il aura fallu plusieurs années - Kwoyelo a été arrêté en 2009 - avant de voir le procès de celui qui était surnommé « Latoni » se profiler. Ce mardi, dans le cadre de l'avant-procès, ses charges lui ont enfin été lues : 92 au total présentées sous différentes juridictions : meurtre, kidnapping, pillages, actes inhumains, torture, viol etc. La lecture est faite durant plusieurs heures.

La défense de Thomas Kwoyelo remet en cause la présentation de ces charges sous différentes juridictions. « C'est vraiment grave parce que vous ne pouvez pas inculper une personne pour crime sous trois régimes juridiques différents. Dans un contexte international, vous avez tué quelqu'un, mais aussi dans un contexte local, et encore dans un 3e cadre. Donc nous souhaitons que ces charges soient rejetées et que l'accusé soit libéré », estime Caleb Alaka, l'un de ses avocats.

Ouverture prochaine du procès

Thomas Kwoyelo, concentré, regarde tour à tour la juge et l'assistance. Il prend des notes alors que la traductrice lui explique au fur et à mesure ce qu'il se dit.

L'avocat des victimes, se réjouit de l'avancée de la procédure, mais a tout de même quelques craintes. « Nous espérons que la Cour ne décidera pas que l'intégralité des charges est irrecevable. Les victimes attendent de la Cour, la justice. Et il s'agit aussi de raconter la vérité. Elles souhaitent participer au procès et expliquer à la Cour leur cas en détail », confie l'avocate Jane Amooti. 

Hier mardi s'est ainsi ouvert une nouvelle phase importante qui doit mener à la confirmation des charges, et permettra l'ouverture officielle du procès.

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