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Gabon

Gabon: «Les démocrates», nouveau parti de la coalition de l'opposition

Pour Guy Nzouba-Ndama, ici à l'Assemblée nationale française le 5 juillet 2009 et fondateur des Démocrates, il est «temps de voler de ses propres ailes»
© BORIS HORVAT / AFP

C'est un nouvel acteur politique dont on parle beaucoup au Gabon, «Les Démocrates». Le mouvement s'appelait encore l'Alliance pour le Nouveau Gabon jusqu'à samedi lorsque l'ancien président de l'Assemblée Guy Nzouba Ndama en a pris la présidence et l'a rebaptisé. A ses côté, Léon Paul Ngoulakia, ancien candidat à la présidentielle et cousin d'Ali Bongo mais également d'anciennes personnalités de la majorité passées à l'opposition. Dès le départ, Guy Nzouba Ndama a affiché la couleur et rappelé qu'un parti avait pour objectif la conquête du pouvoir, tout en affirmant qu'il restait membre de la coalition autour de Jean Ping.

« On ne créé pas un parti pour faire de la figuration ! » Guy Nzouba Ndama ne cache pas les ambitions des Démocrates alors que les législatives de juillet approchent.
D'ailleurs une tournée dans le pays se prépare, afin de présenter « le nouveau bébé », explique l'ancien président de l'Assemblée, ajoutant qu'à 70 ans, « il est temps de voler de ses propres ailes ».

Guy Nzouba Ndama assure qu'il sera aux côtés de Jean Ping lors de ses prochains meetings. Mais ira-t-il aux législatives alors que la coalition d'opposition n'a pas encore pris de décision? Le chef des Démocrates répond que son avis passe au second plan, qu'un débat aura lieu, mais qu'un parti a aussi pour vocation de prendre le pouvoir.

Alexandre Barro Chambrier: chacun fait ses choix

Ces positions mettent la pression sur Jean Ping qui craint qu'en allant au scrutin, on légitime le pouvoir, analyse une bonne source. A ses côtés, Guy Nzouba Ndama a rassemblé d'ex-députés ayant quitté la majorité et qui pourraient être tentés de récupérer leurs fiefs. Pour rejoindre Les Démocrates, ils ont quitté le mouvement Héritage et Modernité. « Il y a eu des tractations et certaines divergences », reconnait Guy Nzouba Ndama.

Le président d'Héritage et Modernité, Alexandre Barro Chambrier lui reste beau joueur. « C'est la démocratie. Chacun fait ses choix. L'essentiel est que l'opposition reste unie car elle a trop souffert des divisions dans le passé », dit-il. Quant aux législatives, lui aussi voit le choix du boycott comme une erreur.

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