Une réunion quadripartite apporte son soutien au cabinet d'union libyen

De gauche à droite: Martin Kobler, émissaire de l'ONU en Libye, Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne, Ahmed Abul-Gheit, secrétaire général de la Ligue arabe, Jakaya Kikwete, envoyé spécial de l'UA en Libye, au Caire, le 18 mars 2017.
© KHALED DESOUKI / AFP

Le secrétaire général de la Ligue arabe a réuni samedi au Caire la chef de la diplomatie européenne et les émissaires de l’ONU et de l’UA sur la Libye pour progresser sur la voie d’une solution à la crise qui déchire ce pays depuis 5 ans. A l’issue de la réunion, le quartet a apporté son soutien au gouvernement d’union libyen qui cherche à contrôler la situation à Tripoli, qui a été le théâtre de violences depuis plusieurs jours.

Avec notre correspondant au CaireAlexandre Buccianti

Les représentants du monde arabe, d’Afrique, d’Europe et des Nations unies ont insisté sur la nécessité de respecter les accords déjà conclus entre les diverses parties lors d’une réunion au Maroc. Ils ont toutefois reconnu que beaucoup d’obstacles devaient encore être surmontés même si des progrès avaient été accomplis dans la lutte contre le groupe Etat islamique.

Martin Kobler, l’émissaire de l’ONU, a notamment exclu la fourniture d’armes à « l’armée nationale libyenne » du général Khalifa Haftar tant qu'elle ne se soumettra pas au Conseil présidentiel de Tripoli.

« Un pays unifié a besoin d’une armée unifiée qui a naturellement besoin d’armes. Pour lever l’embargo, il faut avoir une armée avec une chaîne de commandement bien établie. Une armée qui rend des comptes au commandement suprême qui, conformément aux accords conclus, est le Conseil présidentiel. »

L’Egypte a vainement tenté en février de réunir au Caire le chef du gouvernement national Fayez al-Sarraj et le chef de l’Armée nationale Khalifa Haftar. Un général discrètement soutenu par l’Egypte dont il défend la frontière ouest contre les attaques des milices islamistes.