Cambriolage «ciblé» dans les locaux de la Cour constitutionnelle sud-africaine

La Cour constitutionnelle sud-africaine lors de l'une de ses session, le 17 mars 2017, à Johannesburg.
© MARCO LONGARI / AFP

En Afrique du Sud, le juge qui siège à la tête de la Cour constitutionnelle a annoncé samedi soir que ses bureaux avaient été cambriolés le matin même à l'aube. Quinze ordinateurs contenant des informations personnelles sur 250 juges et employés ont été dérobés lors de ce casse.

Le cambriolage survenu dans les bureaux du plus haut magistrat d'Afrique du Sud a soulevé un vent de stupeur. Ces locaux installés à Midrand dans la banlieue de Johannesburg, sont classés sensibles, et font partis des « points de sécurité nationaux » particulièrement bien surveillés.

Sans donner de détail sur le mode opératoire des cambrioleurs, le porte-parole du président de la Cour constitutionnelle a indiqué que les intrus se sont introduit dans les bureaux des ressources humaines, où ils ont dérobés 15 ordinateurs, contenant des informations personnelles sur quelques 250 magistrats et employés.

« Vol ciblé »

Le porte-parole n'a pas hésité à évoquer « un vol ciblé, qui n'avait rien d'aléatoire », puisque les voleurs sont allés directement à l'étage où sont stockées ces informations confidentielles. La police a confirmé ce matin l'ouverture d'une enquête « de haut niveau », pour retrouver les malfaiteurs et leur butin.

Le Congrès national africain (ANC) a quant à lui réagi samedi soir, faisant part de sa très grande préoccupation après ce casse dans les bureaux de la plus haute autorité judiciaire d'Afrique du Sud. Tous les responsables politiques s'accordent à dire que ce cambriolage représente une attaques grave contre la justice sud-africaine.