RCA: la radio Lego Ti La Ouaka fait à nouveau entendre sa voix

La radio Lego Ti La Ouaka reprend du service, après cinq mois d'arrêt.
© Lego Ti La Ouaka

Créée au plus fort de la crise à Bambari il y a quelques années, la radio communautaire Lego Ti La Ouaka, « La voix de la Ouaka » a recommencé à émettre en fin de semaine après un silence de cinq mois dû au foudroiement de son émetteur. Une radio qui a une vocation de cohésion sociale entre les communautés dans une ville toujours coupée en deux, entre rives droite et gauche du fleuve.

Sur le 88.1 FM, les auditeurs de Bambari et de 100 km alentour ont retrouvé des voix qu'ils n'entendaient plus depuis cinq mois. Lego Ti La Ouaka recommence à émettre depuis trois jours.

« La ligne éditoriale, c'est la cohésion sociale. La radio a pour objectif de faire parler la population et servir de pont avec elle, pour servir le dialogue entre ceux de la rive droite et ceux de la rive gauche », explique Sylvain Redjal, le chef de la station.

Emissions en sango ou en français, pour l'instant la radio ne diffuse que six heures par jour. « Dans la matinée, on va émettre de 8h à 11h. Trois heures le matin, et trois heures l'après-midi. On parle d'éducation, de santé, etc. », explique Aubin Martial Ndongopo, chargé des programmes.

Actualités locales, espaces dédiés aux humanitaires, musiques traditionnelles... Dans leur tout petit studio et leur salle de rédaction, les six journalistes - animateurs et deux techniciens font avec les moyens du bord. « Nous sommes polyvalents : des journalistes descendent sur le terrain, des présentateurs. Si aujourd'hui je présente un journal, il y aura quelqu'un demain pour la présentation et moi j'irai sur le terrain pour récolter des informations. Tout le monde doit savoir tout faire », reprend le patron de la station Sylvain Redjal.

Dans une ville déchirée depuis quatre ans, cette radio à une vocation d'utilité publique bien comprise par la Minusca qui a fourni le nouvel émetteur ou l'ONG Internews qui finance le redémarrage et a formé les journalistes.