Marine Le Pen
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La candidate frontiste à la présidentielle française d’avril prochain est en visite mardi et mercredi dans ce pays où se trouve le siège de l’opération Barkhane à  travers laquelle la France appuie les pays africains dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Marine Le Pen a été reçue par le président tchadien mais Ndjamena prévient qu’il ne s’agit pas d’un soutien.

Aussitôt arrivée à Ndjamena, Marine Le Pen a continué sur Amdjarass dans l’est tchadien près de la frontière avec le Soudan pour rencontrer le chef de l’Etat Idriss Déby Itno. La coopération entre le Tchad et la France et la lutte contre le terrorisme ont été au centre de l’entretien que la candidate frontiste a eu avec le président tchadien.

« Je suis venue inviter le président Déby par anticipation à une visite à l’Elysée » a-t-elle lancé à quelques journalistes à sa sortie d’audience.

A Ndjamena où elle est revenue mardi soir, Marine Le Pen rencontrera les éléments du dispositif français Barkhane chargé de la lutte contre le terrorisme au Sahel. Elle rencontrera aussi, selon un communiqué du FN, le président de l’Assemblée nationale et se rendra dans un hôpital pour femmes et enfants en compagnie de la première dame du Tchad.

Ca n'est pas une visite officielle...
Madeleine Alingué, porte-parole du gouvernement tchadien
22-03-2017 - Par Carine Frenk

Ndjamena insiste pour rappeler que cette visite est une initiative de la candidate du Front national. Recevoir un candidat à la présidentielle française n’est pas forcement la soutenir, rappelle la présidence tchadienne.

Nous avons discuté évidemment de la situation du terrorisme qui est un drame pour les pays qui en sont victimes, dont la France, il faut bien le dire. Nous avons bien entendu discuté de la coopération entre le Tchad et la France dans la lutte contre ce terrorisme, la manière dont on doit envisager l’avenir, peut-être avec notamment le G5 Sahel. Nous avons partagé en quelque sorte les inquiétudes qui étaient les nôtres sur la situation de la Libye. Monsieur le président et moi-même avions la même analyse au moment de l’intervention française, nous pensions qu’il s’agissait là d’une très grave erreur qui allait avoir des conséquences lourdes. C’est exactement ce qui s’est passé. Donc nous avons envisagé de nous revoir, je souhaite que ce soit dans le cadre d’une visite officielle où peut-être j’inviterai le président Déby à l’Elysée, un grand honneur pour moi.
Marine Le Pen au Tchad
21-03-2017 - Par RFI

 

[Propos recueillis par le Service audiovisuel de la présidence tchadienne]